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Pour une sortie de crise politique en RDC : L’ONU croit encore à l’élection présidentielle d’ici au 31 décembre 2017

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Pour une sortie de crise politique en RDC : L’ONU croit encore à l’élection présidentielle d’ici au 31 décembre 2017

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Dans un communiqué publié le mardi 19 septembre dernier, à l’issue de la réunion des membres du conseil de sécurité tenue à huis clos  au siège de l’Organisation des Nations Unies, sous la présidence du Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroit,  dans le cadre  de l’Assemblée générale des Nations Unies, l’institution internationale a réitéré sa position sur l’élection présidentielle en RD Congo.

   Celle-ci doit se tenir au plus tard le 31 décembre 2017, telle que convenue par la classe politique congolaise,  suivant l’accord de la Saint Sylvestre conclu sous l’égide de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) en 2016.  Outre les Etats Unis, la Russie, la Chine, la France et la Grande Bretagne étaient représentées à cette réunion, à laquelle Kabila n’a pas pris part, se trouvant à Kananga pour inaugurer le forum pour la paix au Kasaï.

Le respect de la date convenue est avantageux pour la RDC à plus d’un titre. Il va à coup sûr faire baisser la tension qui monte à nouveau à l’approche de l’échéance fixée en 2017, comme ce fut le cas en 2016, dont les dates du 19 et 20 décembres sont encore fraiches dans la mémoire collective. Il implique aussi la nécessité de mesures de confiance supplémentaires pour créer des conditions propices à la poursuite et à la réussite du processus électoral.

Au demeurant, la rencontre des Nations Unies vise à ouvrir la voie à des élections crédibles, avait indiqué avant la rencontre un responsable de l’ONU, sous couvert de l’anonymat. Elle favorise également une meilleure coordination des efforts internationaux, régionaux et sous-régionaux pour a mise en œuvre de l’accord du 31 décembre 2016, à en croire le communiqué.

L’ONU et la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rd Congo (MONUSCO) misent sur une application  » complète et de bonne foi  » de l’accord de la Saint Sylvestre pour éviter de nouvelles violences liées au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, dont le second et dernier mandat de 5 ans avait officiellement pris fin le 20 décembre 2016.  La Constitution lui interdit formellement de se représenter.

Transition sans Kabila

Prenant part à l’Assemblée nationale de l’ONU, Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi exigent une transition sans Kabila, qui sera conduite par une personnalité consensuelle.  Elle aura pour mission de préparer des élections libres, transparentes, démocratiques et apaisées.  Tout naturellement la mouvance présidentielle rejette cette idée accusant les opposants de vouloir remettre en cause la constitution et l’accord de la Saint Sylvestre pour déstabiliser tout le processus électoral, selon André-Alain Atundu Liongo, porte parole de la majorité présidentielle.

Il convient de noter que plusieurs éléments aggravent la crise politique en RDC, pivot de l’Afrique centrale avec 9 provinces, 2,345 millions de Km2, une population estimée à plus de 70 millions d’habitants, 3,8 millions de déplacés internes et 500.000 refugiés du Rwanda, du Burundi, du Sud Soudan et de Centrafrique.

Compté parmi les pays dont les populations sont les plus pauvres, la RDC a une monnaie(le Franc congolais) qui se déprécie régulièrement par rapport au dollar au point de produire une forte inflation.  Faut-il signaler que des groupes rebelles sont actifs dans l’est frontalier du Sud-Soudan, de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi.  Une importante violation des droits de l’homme a été enregistrée par l’ONU au mois d’août dernier.

Par G.O

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