Près de 1.000 femmes escroquées par une société de micro-finance jugée fictive
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Par Dieudonné Muaka Dimbi
Une dame mâture répondant au nom de Jeanne Sabiti, patronne d’une société de micro-finance dénommée « COREX-TOUREE », a été appréhendée le mercredi 26 octobre dernier à Matadi par les services de sécurité grâce à la vigilance de Pathy Nzuzi wa Makengedi, maire de cette ville. Comme qui dirait : « est prise qui croyait prendre.
Longtemps recherchée pour avoir abusé de la confiance placée en elle par près de 1.000 femmes épargnantes de Matadi exerçant les petits commerces, cette dame qui, selon certaines indiscrétions, serait à la fois une militante des droits de l’homme et membre d’une synergie congolaise des défenseurs des droits humains, ne faisait plus signe de vie après qu’elle ait perçu, il y a 10 mois déjà passé, la somme de 10 $ auprès de chacune des femmes précitées, avec promesse de leur accorder un crédit de 450 $ par tête remboursable dans une année.
Toutes les formalités d’usage pour l’obtention de ce crédit ayant été remplies en temps opportun par ces commerçantes qui n’attendaient que d’être servies, Jeanne Sabiti qui était attendue impatiemment par ces femmes a subitement fait irruption à Matadi, le mardi 25 octobre 2022, accompagnée de toute son équipe composée d’un homme et d’une femme.
Il était question de faire tout d’abord participer les heureuses bénéficiaires desdits crédits à une formation avant qu’elles ne soient servies.
Non contentes de cette longue procédure qualifiée des manœuvres sordides pour les endormir davantage, ces femmes victimes qui ne juraient que par le remboursement de leurs mises ont du coup alerté l’autorité urbaine qui a ordonné l’arrestation de Jeanne Sabiti, responsable de « COREX-TOUREE » ainsi que de ses deux complices.
C’était le mercredi 26 octobre dernier dans la salle polyvalente « NSONA » proche du rond-point Simon Kimbangu (ex. Coca-Cola » pleine à craquer où devrait se tenir cette formation. Cela, au grand soulagement des victimes.
Conduits manu-militari au Commissariat urbain de la police situé à la place communément appelé 24/15, les présumés escrocs ont été auditionnés pendant plusieurs heures mais sans pour autant convaincre.
Comme les victimes tenaient au remboursement de leurs mises, des émissaires ont été envoyées à la banque pour vérifier le montant que disposait cette société de micro-finance dans son compte. Au grand étonnement, « COREX-TOUREE » n’avait dans son compte bancaire qu’une petite somme de 1.700 $ contre près de 10.000 $ perçus auprès de ses victimes.
Face à cette escroquerie montée par cette dame faisant pourtant partie de la synergie congolaise des femmes défenseurs des droits humains, la principale accusée et ses deux complices ont été mis sous mandat d’arrêt provisoire et transférés, depuis le jeudi 27 octobre 2022, à la Prison du Camp Molayi de Matadi où ils méditent sur leur sort.
Pour l’un des cadres de « COREX-TOUREE » qui s’est exprimé sous le couvert de l’anonymat, chaque appui, dit-il, commence toujours par une formation. Et celle-ci a toujours occasionné des dépenses énormes. Notamment, a-t-il précisé, les frais liés à la location d’une salle, à la motivation des facilitateurs, au cocktail…etc.
A cela s’ajoute, a renchéri l’homme, ceux d’ouverture des comptes bancaires en faveur de chacune des femmes ayant souscrit à cette démarche. Raison pour laquelle, a-t-il poursuivi, Jeanne Sabiti leur aurait exigé les 10 $ en guise des frais de participation à cet atelier de formation devant déboucher à l’octroi dudit crédit. C’est ce que beaucoup de ces femmes commerçantes de Matadi n’avaient pas compris, a-t-il conclu.
Loin de polémiquer sur cette question qui soulève dès lors des vagues aussi bien de commentaires que de mécontentements, il y a donc lieu de laisser la justice qui s’en est saisie faire son travail.







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