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Le mois de mars dédié à la femme en République Démocratique du Congo a vécu

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Le mois de mars dédié à la femme en République Démocratique du Congo a vécu

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Quels enseignements faut-il en tirer pour un avenir qui chante ?
Par Bamporiki Chamira

Parti de l’heureuse initiative des autorités du pays, de concert avec les leaders les plus en vue des organisations féminines de la société civile, le mois dédié à la femme en République démocratique du Congo a vécu !

Comme on peut le constater, le génie inspirateur de ce mois qui vise à conférer à la femme congolaise le statut qu’elle mérite par rapport à l’éminence du rôle qu’elle joue aux côtés de l’homme dans son pays a eu pour paradigme la journée universelle dédiée à la femme en son temps par l’Assemblée générale des Nations Unies pour son rôle capital dans la pérennisation de l’espèce humaine à travers la maternité !

L’occasion faisant le larron…

Après les manifestations à caractère festif qui avaient accompagné cette journée en République démocratique du Congo, un habillage tout à fait particulier est venu se coller à celle-ci pour marquer le mois de mars jusqu’à sa fin par des objectifs politiques, économiques et autres sociaux assignés à la gent féminine du pays !

C’est ainsi que l’occasion faisant le larron, on a orienté la plupart de rencontres, de discours et d’initiatives vers des  » facilitations et mesures incitatives du Gouvernement en vue de favoriser l’entrepreneuriat de jeunes et, plus particulièrement, de femmes « .

A la même occasion, le Premier ministre a pris soin d’évoquer l’argumentation historique du quota des femmes dans son Gouvernement passant de 27% à 30%, la majorité du quota des secteurs productifs dans le budget de l’Etat, la création du ministère du Numérique… !
Des enseignements à tirer

Oui. Le mois de mars, mois dédié à la femme en République Démocratique du Congo s’est terminé avec tambour et trompette. Des orchestres ont fait danser des foules constituées en majeure partie de femmes. On a bien mangé, on a ri à gorge déployée jusqu’à s’essouffler. Mais, quels enseignements faut-il tirer de ce mois d’intenses activités féminines pour un avenir qui chante ?

Le mois de mars qui appartient désormais au passé a plus concerné les femmes de villes qui représentent une infime minorité par rapport à l’immense majorité de femmes qui habitent les zones rurales du pays ! Il y a eu plus de déclarations d’intentions que d’engagements à faire ou ne pas faire à court, moyen et long termes ! L’institution du mois de mars en mois dédié à la femme résulte d’une décision de quelques personnes et non d’une loi votée par le Parlement national ! L’aide publique en numéraires destinée aux femmes pour faire progresser leurs activités économiques est discriminatoire parce qu’elle ne concerne qu’une catégorie bien déterminée de femmes  » visibles  » en dehors de toute sélection conforme à des critères objectifs connus de tous !

Conclusion : il est urgent de constituer une commission ad hoc en vue d’étudier les questions soulevées par le mois dédié à la femme en République Démocrat