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Dernier poumon vert de la Gombe : Le Cercle de Kinshasa convoité par des prédateurs fonciers

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Dernier poumon vert de la Gombe : Le Cercle de Kinshasa convoité par des prédateurs fonciers

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Par DMK

Pendant que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’emploie à présenter la RDC au monde comme pays solution en matière de lutte contre le changement climatique, des prédateurs fonciers prennent, eux, plaisir à faire disparaitre le peu d’espaces verts qui restent encore dans la ville province de Kinshasa pour y ériger leurs maisons.

C’est dans ce contexte qu’un groupe de « nouveaux riches  » aurait initié un projet visant à lotir la concession abritant le Cercle Kinshasa, sous prétexte d’une prétendue réforme de cet établissement ludique.

Ne touchez pas au poumon vert !

Les échos de ce fameux projet suscitent un tollé d’indignations dans plusieurs salons à Kinshasa.

Surtout quand on sait que ce site, avec sa forêt et la verdure paradisiaque de son terrain de golf, fait partie de rares domaines qui présentent aujourd’hui une belle image de la capitale congolaise.

Nombreux sont aussi les Kinois qui ont toujours considéré ce site comme l’un de derniers poumons verts de la commune de Gombe, une ville dont l’environnement se dégrade chaque jour, à cause de l’insalubrité, des inondations, des constructions anarchiques, et des embouteillages.

Malgré son statut privé, le Cercle joue, depuis des lustres, un rôle important à la Gombe sur le plan écologique et au regard de son emplacement. Il ne mérite donc pas d’être sacrifié sur l’autel des intérêts prédateurs même de la part de ses propres membres.

Le sport fait aussi rayonner la RDC

La République Démocratique du Congo a la chance d’avoir aujourd’hui, à sa tête, un grand sportif en la personne du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Pour preuve, c’est sous son impulsion que le pays a , avec succès, organisé, en 2023, les 9èmes Jeux de la Francophonie.

On peut aussi épingler l’organisation d’autres compétitions internationales relevant de diverses disciplines telles que la boxe, le handball, et le volley-ball.
C’est aussi sous l’impulsion de Félix Tshisekedi que le football congolais vient de se qualifier de manière historique pour la phase finale de la Coupe du monde prévue en juin prochain dans trois pays des Amériques, notamment États-Unis, Canada et Mexique. Une performance historique qui intervient 52 ans après notre première participation de 1974.
Ces performances témoignent du retour de la RDC sur la scène sportive internationale.

L’existence à Kinshasa d’un magnifique site où se pratique le golf devrait donc être pérennisée, en vue de l’organisation des compétitions internationales de cette discipline.
Cette dynamique devrait aussi s’inscrire dans la continuité de la victoire diplomatique arrachée par la RDC face au Rwanda, à l’heure où une partie de l’est de notre pays est occupée par l’armée rwandaise.

Si le Cercle de Kinshasa a survécu à plusieurs régimes qui se sont succédé avant l’avènement de Félix Tshisekedi au pouvoir, pourquoi devrait-il disparaître sous le règne d’un premier sportif congolais ?

Cette interrogation interpelle tous ceux qui conjurent pour le lotissement du domaine du Cercle de Kinshasa.

Là où le bât blesse davantage, c’est lorsqu’on apprend que parmi ceux qui convoitent cette concession figurent non seulement quelques hommes d’affaires, mais aussi certains membres du Gouvernement ou leurs proches. Tous rêvent d’ériger leurs immeubles sur ce site qui a pourtant survécu à plusieurs générations.

Une telle boulimie contraste avec la vision écologique prônée par le Chef de l’Etat qui a toujours soutenu que la RDC est un pays solution en matière de lutte mondiale contre le changement climatique.