Conséquence de la reprise des affrontements au Nord-Kivu entre le M23 et les groupes armés : la situation humanitaire se dégrade à Rutshuru et Masisi
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Trop de mouvement de populations observé à Mweso, Kitshanga, ainsi que le long des routes Kilorirwe-Nyamitaba, Kitshanga Mokoto
Par GKM
Les affrontements violents entre groupes armés et les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23) se sont poursuivis par intermittence jusqu’au 16 octobre 2023 dans les territoires de Masisi et Rutshuru, entraînant des mouvements continus des populations, signale le Bureau de Coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) dans un document. L’agence onusienne révèle dans son bulletin d’information que les zones de santé de Mweso dans le territoire de Masisi et de Birambizo, Bambo et Rutshuru dans le territoire de Rutshuru sont les plus touchées par la recrudescence des combats.
Selon des sources humanitaires, le territoire de Rutshuru a connu un afflux de personnes déplacées dans diverses localités, notamment Bwiza centre (environ 7 500 personnes), Kabizo (environ 7 300 personnes), Kiseguru (5 100 personnes), Kiwanja (10 200 personnes) et leurs environs. D’autres personnes se sont déplacées dans la cité de Mweso, à Kitshanga, ainsi que le long des routes Kilorirwe-Nyamitaba, KitshangaMokoto et Kitshanga-Mweso dans le territoire de Masisi.
Les populations déplacées dans les zones affectées sont confrontées à des besoins urgents en nourriture, en eau, en abris et en soins de santé. Le centre de santé de Bwiza est débordé et fait face à une pénurie de médicaments en raison du manque d’accès pour les organisations humanitaires qui assurent l’approvisionnement en intrants de santé et en médicaments.
La surpopulation des salles de classe à Mweso présente des risques sanitaires importants et expose les enfants à des risques de violence basés sur le Genre. Les personnes déplacées sont contraintes de boire de l’eau non traitée de la rivière en raison du manque de sources d’eau potable. Le risque de maladies hydriques est élevé et une assistance rapide en eau, en hygiène et en assainissement est requise.
La situation de protection dans les deux territoires se détériore également. Au moins sept civils ont été tués dans la nuit du 9 octobre dans la localité de Rumangabo, près de Rutshuru.
Selon des sources humanitaires locales, les violences armées ont entraîné le déplacement d’au moins 145.000 personnes vers plus de 33 localités depuis le 1er octobre. Il est important de noter que ces chiffres pourraient augmenter avec de nouveaux déplacements signalés après le 9 octobre, notamment dans les territoires de Masisi et Rutshuru. Les acteurs humanitaires rencontrent d’importantes difficultés pour atteindre les populations qui ont désespérément besoin d’aide, notamment dans les zones de concentration de personnes déplacées à Bwiza et Tongo dans le territoire de Rutshuru.
La réponse humanitaire s’organise
OCHA coordonne activement la réponse humanitaire d’urgence en collaboration avec les partenaires sur le terrain. Depuis le 12 octobre, les partenaires humanitaires ont commencé à déployer une réponse d’urgence dans plusieurs localités.
Les ONG AIDES1 et CARITAS ont entamé la distribution d’articles ménagers essentiels et de biscuits énergétiques à 1.000 ménages parmi ceux qui se sont installés à Kitshanga, dans le territoire de Masisi. Cette assistance a été fournie par le PAM et le HCR. L’ONG CONCERN est également arrivée dans la zone de santé de Mweso depuis le 13 octobre et s’apprête à distribuer des vivres ainsi que des articles ménagers à plus de 15 000 personnes, parmi les 21 000 qui sont arrivées dans un site spontané aux environs du monastère de Mokoto.
D’autres partenaires, comme ACF4 (qui s’occupe de la santé et de la nutrition), MSF (qui se concentre sur la santé), DCA (qui assure une prise en charge holistiques des cas de violences basées sur le genre) ont renforcé leur intervention en cours dans la zone de santé de Mweso, signale OCHA. Sur le terrain, les efforts de réponse se concentrent sur la fourniture d’une assistance d’urgence dans les zones où les acteurs ont accès, ainsi que sur l’amélioration de l’accès humanitaire à travers des négociations avec toutes les parties.






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