Situation épidémiologique en RDC : Le Haut-Katanga confronté aux Mpox, Choléra et Rougeole
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Par Tantia Sakata
Le Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale a alerté, le lundi 9 février 2026, l’opinion nationale et internationale sur l’évolution préoccupante de la situation épidémiologique en République Démocratique du Congo, à l’issue de la semaine épidémiologique 05 (SE05).
Concernant le Mpox, la province du Haut-Katanga traverse une phase critique. Les dernières données de l’IMA révèlent une accélération fulgurante de l’épidémie. Le taux de positivité a bondi à 58 % en ce début d’année, dépassant largement la moyenne nationale de 39 %, comme le rapporte un communiqué de presse du Ministère de la Santé. Le virus s’installe dans des zones urbaines denses, comme Lubumbashi, ainsi que dans des points frontaliers stratégiques, tels que Sakania.
Face à cette situation alarmante, une menace communautaire s’installe. La détection de nouveaux cas suspects dès le lancement de la vaccination a confirmé l’existence de chaînes de transmission non identifiées.
» En réponse, la vaccination se poursuit dans 8 provinces, avec 1 557 288 personnes protégées à ce jour. Toutefois, face au risque d’une croissance exponentielle dans le Haut-Katanga, une réponse massive et coordonnée est impérative dans les 15 prochains jours « , peut-on lire dans le document.
Pour ce qui est du choléra, une létalité élevée a été constatée dans les zones non-endémiques. Bien qu’une légère baisse de 6,2 % des cas soit notée à la SE05 (1 369 cas contre 1 472 à la SE04), l’incidence reste élevée, dépassant les 500 cas par semaine. Le Sud-Kivu, le Haut-Lomami et le Nord-Kivu figurent parmi les zones de forte transmission où se concentrent la majorité des cas. À Kinshasa, on observe une généralisation de l’épidémie, malgré une baisse globale.
De plus, la majorité des patients arrivent en état de déshydratation sévère. Le taux de létalité dans les provinces non-endémiques reste particulièrement préoccupant, atteignant 4,37 %. Une vaccination ciblée a été lancée à l’IPKIN (Prison de la Police), et les équipes SGI/OMS sont déployées dans les » hotspots » de Kinshasa, a indiqué la source.
Concernant la rougeole, la situation est alarmante dès le début de l’année. L’épidémie a pris des proportions inquiétantes avec 12 960 cas et 157 décès cumulés depuis le début de l’année 2026. À la SE05, 3 165 nouveaux cas ont été signalés. Six provinces, dont le Sud-Ubangi et les Kivu, sont les plus touchées.
Pour l’urgence vaccinale, une campagne de rattrapage d’envergure est programmée pour mars 2026, ciblant plus de 22 millions d’enfants âgés de 6 mois à 14 ans dans 11 provinces, dont Kinshasa et l’Équateur.
De son côté, le gouvernement congolais et ses partenaires sanitaires ont appelé la population à la vigilance, au respect des mesures d’hygiène et à la vaccination. L’accès à l’eau potable reste le défi majeur pour stopper le choléra, les rivières demeurant la principale source d’approvisionnement pour de nombreux ménages, a précisé le Ministère de la Santé.






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