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Ebola : Paris vole au secours de Kinshasa

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Ebola : Paris vole au secours de Kinshasa

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Par Marcel Tshishiku

Le Président français, Emmanuel Macron, s’est entretenu avec le Chef de l’État Félix Tshisekedi, au sujet notamment de la riposte à l’épidémie d’Ebola, le renforcement de la coopération économique entre la France et la République Démocratique du Congo, ainsi que la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Dans un message publié sur son compte X, le Président français a indiqué que les échanges ont porté en priorité sur la situation sanitaire dans les provinces touchées par l’épidémie à virus Ebola.

 » Nous avons échangé sur la situation sanitaire dans l’Est de son pays, dans le contexte de l’épidémie de maladie à virus Ebola. Nous avons réaffirmé notre volonté d’apporter une réponse coordonnée à cette crise sanitaire « , a écrit Emmanuel Macron.

Au-delà de la question sanitaire, les deux dirigeants ont également réaffirmé leur volonté de consolider les relations bilatérales entre Paris et Kinshasa, particulièrement dans le domaine économique.

Partenariat économique et sécurité

 » Nous avons par ailleurs confirmé notre ambition de renforcer le partenariat entre nos deux pays en particulier sur le plan économique avec l’appui de notre secteur privé « , a souligné le Président français relayé par Actu30.

La situation sécuritaire dans l’Est de la RDC a également occupé une place importante dans les discussions. Emmanuel Macron a réitéré l’engagement de la France en faveur des initiatives diplomatiques visant à ramener une paix durable dans cette partie du territoire congolais.

 » Enfin, nous avons échangé sur la situation dans l’Est de la RDC. La France soutient les efforts de paix en cours pour permettre le rétablissement de la souveraineté pleine et entière de la RDC sur l’ensemble de son territoire « , a-t-il affirmé.

L’entretien entre les présidents Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron témoigne de la volonté commune de renforcer la coopération entre la RDC et la France autour de trois axes majeurs : la santé publique, le développement économique et la stabilité régionale.

Lancement d’essais cliniques de vaccins

Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola causée par la souche Bundibugyo, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) entendent accélérer la riposte en misant notamment sur le lancement rapide d’essais cliniques de vaccins et de traitements expérimentaux.

Dans une déclaration conjointe publiée à l’issue d’une mission à Bunia en RD Congo où s’était récemment rendu le n°1 de l’OMS, les deux partenaires ont réaffirmé leur détermination à contenir la propagation de l’épidémie, alors qu’aucun vaccin homologué ni traitement spécifique approuvé n’existe actuellement contre cette variante du virus qui continue de décimer la population.

Les autorités sanitaires indiquent que la stratégie de réponse repose sur le renforcement de la surveillance épidémiologique, l’accélération du diagnostic en laboratoire, l’amélioration de la prise en charge des malades ainsi que l’intensification de la recherche active des cas et de leurs contacts transmission.

Elargir les options thérapeutiques disponibles

Le Gouvernement congolais et l’OMS travaillent également à la mise en œuvre rapide d’essais cliniques portant sur des vaccins et traitements candidats.
L’objectif est d’élargir les options thérapeutiques disponibles face à une souche d’Ebola qui ne bénéficie pas encore des outils médicaux validés utilisés lors des précédentes flambées.

Malgré cette absence de vaccin homologué, les autorités rappellent que les mesures classiques de santé publique restent les moyens les plus efficaces pour limiter la propagation du virus.

L’identification rapide des cas, leur isolement, le suivi des contacts, la prévention des infections et une prise en charge adaptée demeurent au cœur de la riposte. La déclaration insiste par ailleurs sur l’importance de l’adhésion des communautés locales.

Pour Kinshasa et l’OMS, la confiance des populations, le respect des recommandations sanitaires et la diffusion d’informations fiables seront déterminants pour freiner l’épidémie et protéger les zones affectées.