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Dans une déclaration faite le 23 août dernier à partir de Kimwenza : La LICOPADEL dénonce l’instrumentalisation de la justice et de la Ceni

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Dans une déclaration faite le 23 août dernier à partir de Kimwenza : La LICOPADEL dénonce l’instrumentalisation de la justice et de la Ceni

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Entre-temps, cette organisation présente une liste des prisonniers politiques, dont elle exige la libération

Le comité exécutif national et le secrétariat exécutif national de la Ligue Congolaise pour la Paix, les Droits de l’Homme et les Elections (LICOPADEL) a dénoncé, dans une déclaration faite le 23 août dernier, à partir de Kimwenza, un quartier périphérique dans la commune de Mont-Ngafula, l’instrumentalisation de la justice dans le pays et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

La séance de travail de cette structure a été présidée par son président national, Maître Patrick Pindu-di-Lusanga. Ainsi, ce cercle de réflexion, d’étude, de prospective ainsi qu’ rganisation non gouvernementale de défense des Droits de l’Homme et de promotion de la culture démocratique, a présenté une liste de gens, qu’elle qualifie de prisonniers politiques, dont LICOPADEL exige la libération.

Libération sans condition des prisonniers politiques et d’opinion

Dans sa déclaration la LICOPADEL, à travers son comité exécutif et son secrétariat exécutif national, a demandé au président de la République d’instruire l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) de libérer les personnes détenues illégalement au secret dans ses cachots et les prisonniers politiques se trouvant dans les prisons de Kasapa de Lubumbashi et Makala de Kinshasa. Elle va même plus loin en demandant la libération sans condition de ces détenus.

Dans la liste de la LICOPADEL, les prisonniers politiques sont Norbert Luyeye, président national de l’Union des républicains, parti politique de l’opposition, Eugene Diomi Ndongala, président du parti de l’opposition Démocratie chrétienne, Jean-Claude Muyambo, président de la Solidarité Congolaise pour la Démocratie et le Développement(SCODE), Bienvenu Matumo, Rebecca Kavugho, Héritier Kapitene, activistes pro-démocratie, Jean de Dieu Kilima, activiste du mouvement pro démocratie Front Citoyen 2016, Mobili Lotondo, Lucie Bahizire Gidona et Anicet Lutama Dionda, de Vérité et Justice pour les Droits de l’Homme, Marcel Kabandi et Marie-Claire Kishinambwe, du Centre d’Action pour la Démocratie et les droits de l’homme.

Outre le pouvoir judiciaire, qu’elle a déploré l’instrumentalisation, la LICOPADEL a estimé aussi que le gouvernement devrait rouvrir les medias proches de l’opposition, notamment ceux de la Province du Haut-Katanga.

Elle a déploré, dans le même cadre, l’instrumentalisation de la fonction publique et a demandé au gouvernement d’arrêter l’épuration d’agents et fonctionnaires de l’Etat qui se fait sur la base de leur appartenance aux partis politiques et mouvements sociaux proches de Moïse Katumbi Chapwe, ou groupes ethniques se retrouvant dans les nouvelles provinces démembrées de l’ancienne Katanga.

Se conformer au seul cadre constitutionnel

Pour la CENI, la LICOPADEL a estimé que le président de cette Centrale électorale, Corneille Nangaa Yebeluo, a l’obligation de se conformer au seul cadre constitutionnel qui fixe les conditions temporelles auxquelles personne ne peut déroger, sans le modifier ou le changer. Et lui rappelle qu’il est encore possible d’organiser l’Election du Président de la République dans le délai constitutionnel, car cela ne concerne qu’une circonscription Electorale à savoir, l’étendue de toute la République.

Pour la LICOPADEL, le dialogue politique ne suspend pas la vie de la nation régit par la Constitution en vigueur. Et de soutenir, dans un Etat de Droit, la loi s’impose à tous et nul n’impose sa loi. C’est ainsi qu’elle a demandé l’intégration des personnes handicapées et les peuples autochtones au comité préparatoire du Dialogue Politique National.

La LICOPADEL a conclu pour demander au Président de la République de pouvoir Ordonner à tous les services de sécurité de mettre fin à la traque des opposants politiques et les acteurs de la Société Civile.

Par El-kas

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