Accord : félicitations et encouragements à travers le monde !
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Tout en se réjouissant de ce Compromis politique qui ouvre la voie à une transition courte et inclusive, l’ONU, la Belgique et la France appellent à la mise en application effective de ces recommandations
L’Accord politique signé le 31 décembre 2016 par la Majorité présidentielle et le Rassemblement des Forces politiques et sociales acquises au changement, sous la médiation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO)est très applaudi par l’Organisation des Nations Unies (ONU) et plusieurs partenaires traditionnels de la République Démocratique du Congo.
A l’ONU, c’est le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, M. Maman Sidikou, qui a vite réagi en félicitant l’Accord conclu le 31 décembre 2016 au Centre interdiocésain de Kinshasa entre les signataires de l’accord du 18 octobre 2016 et ceux de l’opposition qui n’y avaient pas participé.
Le Représentant spécial du SG de l’ONU rend hommage à la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), à l’ensemble de la classe politique congolaise, ainsi qu’à la société civile et aux divers acteurs pour leur sens élevé de responsabilité qui a permis d’avoir ces recommandations.
« L’inclusivité souhaitée a permis d’avoir ce consensus plus large, mais le travail doit continuer, il faut sauvegarder la stabilité politique en mettant en œuvre chaque point de cette nouvelle feuille de route politique», a notamment déclaré Maman Sidikou.
Tout en promettant que la mise à jour du fichier électoral va se poursuivre avec le soutien logistique et technique de la MONUSCO, le représentant du SG de l’ONU a émis le vœu de voir « les acteurs politiques ainsi que la population s’engager résolument à créer un climat favorable à des élections libres, justes et crédibles » a-t-il conclu.
Satisfaction de l’ancienne puissance coloniale
Même son de cloche du côté de la Belgique, ancienne puissance coloniale qui, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, M. Didier Reynders, a également salué l’annonce du Compromis politique conclu entre les différentes parties congolaises et a félicité la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), pour avoir facilité le dialogue.
«Ce texte constitue un pas important et positif vers une courte transition inclusive», a notamment déclaré le Vice-Premier ministre belge Didier Reynders.
En effet, l’accord conclu sous la médiation des évêques catholiques de la RDC autorise Joseph Kabila à demeurer à la tête du pays jusque «fin 2017», en contrepartie de la création d’un Conseil national de transition (CNT) qui sera présidé par l’opposant historique Etienne Tshisekedi et la nomination d’un Premier ministre qui sera issu de la coalition «Rassemblement».
Pour la Belgique, « la transition devrait nécessairement permettre l’organisation en 2017 d’élections libres, la réouverture de l’espace démocratique et la gestion consensuelle de la transition dans le respect de la Constitution», a déclaré Didier Reynders. Et d’ajouter : «ces mesures essentielles constituent les clés de la sortie de crise».
La Belgique appelle aussi les négociateurs à poursuivre leur travail en clarifiant et en intensifiant dans les semaines à venir les opérations qui mèneront à ces élections avant la fin de l’année et à augmenter la transparence budgétaire des élections pour créer les conditions de gouvernance «faisant défaut aujourd’hui» et qui permettront un soutien externe, note l’Agence Belga.
La Belgique promet de rester attentive à la mise en œuvre de ce texte, ainsi qu’aux mesures qui seront prises en vue d’un rétablissement de l’espace démocratique et des droits et libertés, afin que toutes les opinions trouvent à s’exprimer dans le pays et que les élections puissent constituer le reflet authentique des aspirations du peuple congolais», conclut le communiqué du ministère Belge des Affaires Etrangères et Européennes.
La France attend des signataires le respect de leur engagement
Le Gouvernement français se réjouit aussi de la signature cet Accord en RDC. Jean-Marc Ayrault, Ministre français des Affaires étrangères a saissi cette occasion pour inviter toutes les parties signataires au respect de leur engagement. Dans une déclaration faite le 1er janvier 2016, le chef de la diplomatie française a salué les efforts consentis par les uns et les autres pour aboutir à la signature de cet accord.
« La France appelle les signataires et les parties engagées par l’Accord à respecter leur parole, à tout faire pour préserver l’esprit constructif qui a présidé aux négociations et à régler dans ce même esprit l’ensemble des points restant en suspens. En mettant de côté les intérêts partisans, les signataires ont donné la priorité à la paix et à la dignité de leur pays. Je salue cette attitude », a-t-il déclaré.
Pour la France, à en croire M. Jean Marc Ayrault, la priorité pour le Congo demeure actuellement l’organisation des élections dans les délais agréés.
Jean-Marc Ayrault n’a pas manqué de féliciter la CENCO pour sa mission de bons offices ayant abouti au Compromis entre différents acteurs politiques.
« Je rends un hommage particulier aux évêques et aux équipes de négociateurs de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) dont le travail inlassable et déterminé a permis la conclusion du Compromis, » a t-il conclu.
Par Godé Kalonji







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