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Droits de l’homme en RDC : Toujours incarcéré à l’ANR, l’activiste Carbone Beni de Filimbi très malade !

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Droits de l’homme en RDC : Toujours incarcéré à l’ANR, l’activiste Carbone Beni de Filimbi très malade !

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Selon Human Rights Watch qui a tiré la sonnette d’alarme, la santé de ce jeune militant en détention continue à se dégrader

L’ONG internationale Human Rights Watch  invite les autorités congolaises à libérer rapidement et sans condition tous les activistes pro-démocratie et défenseurs des droits humains détenus de manière arbitraire à travers le pays. L’organisation déplore les conditions de détention dans les locaux de l’Agence Nationale de Renseignements(ANR) de l’activiste Carbone Beni de Filimbi dont l’état de santé ne cesse de se détériorer.

« Carbone Beni est un ardent défenseur de la démocratie et du respect des droits fondamentaux en RD Congo », a déclaré Ida Sawyer, directrice pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « Nous sommes extrêmement inquiets de l’état de santé et de la sécurité de Carbone Beni après des mois de détention abusive, et demandons sa libération immédiate. », tance Ida.

Pour rappel, des agents du renseignement et des policiers ont arrêté Carbone Beni, chargé du réseau du mouvement citoyen Filimbi (« sifflet » en swahili), le 30 décembre 2017 avec cinq autres activistes alors qu’ils mobilisaient les Kinois en vue des manifestations nationales prévues par le Comité laïc de Coordination(CLC), pour exiger la mise en application de toutes les dispositions intégrales de l’Accord du 31 décembre 2016.

Deux des activistes arrêtés avec Carbone Beni ont été rapidement libérés, tandis que les quatre autres, Carbone Beni, Grâce Tshunza, Cédric Kalonji et Mino Bompomi  sont détenus par les services de renseignements congolais, sans que des chefs d’accusation n’aient été formulés à leur encontre, regrette HRW.
Carbone Beni et ses compagnons ont été ensuite transférés au centre de détention de l’Agence nationale de renseignements (ANR) à Kinshasa connu sous le nom de « 3Z ».

Carbone Beni très malade !

En janvier 2018, Carbone Beni a passé quelques jours dans un centre médical de l’ANR pour faire soigner les blessures qu’il avait subies au niveau du bas-ventre et du genou gauche, lors de son arrestation,   signale l’organisation.

Ce jeune activiste a affirmé que ses douleurs au bas-ventre s’étaient aggravées ces derniers jours. Le 1er mai 2018, il a été conduit à la clinique Ngaliema de Kinshasa, où des médecins ont reconnu qu’il souffre d’une hernie et d’une appendicite nécessitant une intervention chirurgicale urgente.

Le 2 mai, il a été transféré à l’hôpital Diamant pour une opération de l’hernie. Depuis février, des membres des familles ont été occasionnellement autorisés à apporter de la nourriture à Carbone Beni et aux autres activistes.

L’avocat de Carbone Beni a uniquement été autorisé à lui rendre visite à l’hôpital le 2 mai, et seulement en présence d’agents du renseignement. Quant aux autres activistes, ils n’ont pas eu accès à leurs avocats, déplore HRW.

Un autre activiste de Filimbi en détention c’est Palmer Kabeya. Ce dernier a été enlevé à Kinshasa le 23 décembre par des hommes non identifiés qui auraient trouvé sur lui des cartes de membres de Filimbi et la charte du mouvement.

Il a été détenu dans un centre de détention du service de renseignements militaire jusqu’au 3 avril, après quoi il a été transféré au cachot 3Z de l’ANR. Tout comme les autres activistes de Filimbi en détention, aucun chef d’accusation n’a été formulé à son encontre, et il n’a pas pu rencontrer sa famille ou un avocat.

Palmer Kabeya a beaucoup maigri et souffrirait de complications dues à son asthme, affirme HRW.
En vertu du droit congolais, toute personne détenue doit recevoir une aide juridique et être traduite devant une autorité judiciaire compétente dans les 48 heures suivant son arrestation.

Par GKM

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