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Gare à la perturbation de l’accueil

La Tempête des Tropiques SOCIETE

Gare à la perturbation de l’accueil

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Le retour annoncé du leader du Mouvement de Libération du Congo (MLC) ce mercredi 1er aout à Kinshasa compte parmi les points saillants d’actualité en RDC. Depuis un certain temps, la capitale congolaise se trouve dans la fièvre de préparation de cet événement de taille.

Sous la conduite de la dynamique secrétaire générale Eve Bazaiba, les dirigeants et militants du MLC en particulier, et les Kinoises et Kinois en général, s’apprêtent à réserver un accueil de haute facture à ce digne fils de la RD Congo.  A la lecture de certains signaux, cependant, l’on craint que l’accueil réservé au chairman ne soit délibérément perturbé notamment à cause du fait que le pouvoir ne l’entend pas de cette oreille.

Des dispositions prises au terme de la réunion technique tenue entre le gouverneur de la ville de Kinshasa et une délégation des membres du staff de ce parti, il ressort entre autres que le cortège de Jean Pierre Bemba devra rouler à vive allure afin d’éviter de grands embouteillages que cela pourrait occasionner comme ce fut le cas avec feu Etienne Tshisekedi ou même son fils qui vient de le succéder à la tête de son parti, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, (UDPS).

  L’on peut se rappeler combien l’accueil de Félix Tshisekedi a été saboté en février dernier à Lubumbashi. Des exemples sont légion qui prouvent que le pouvoir en place a toujours regardé d’un très mauvais œil l’accueil triomphal, spontané et désintéressé que le public a toujours réservé aux leurs idoles politiques de l’opposition.

Pour le cas de Jean Pierre Bemba, cela fait une décennie depuis qu’il a quitté la capitale congolaise, car il était poursuivi, détenu, jugé, condamné, puis acquitté par la cour pénale internationale.  Il a donc manqué aux Kinois pendant tout ce temps.  Et le bon sens aurait voulu que l’euphorie et la liesse populaire soient au rendez-vous.  Malheureusement, en cette période préélectorale, la jalousie politique fait obstacle à tout ce qui peut permettre de mesurer la cote de popularité de l’adversaire politique.

Suivant un certain esprit rétrograde qui caractérise la plupart des Africains, l’alternance au pouvoir est une avanie, voire une humiliation. Aussi faut-il par tous les moyens, conserver le pouvoir entre ses mains, même si le détenteur exige le changement tous azimuts.  Accueillir triomphalement le président national du MLC, cela n’est que de bonne guerre, mais le soustraire à l’ambiance spontanée viole la règle du jeu.

Par GO

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