Surchauffe des prix du ciment gris sur le marché de Matadi
Partager
Par Dieudonné Muaka Dimbi
Depuis le mardi 15 mars, les constructeurs de nouvelles bâtisses et les fournisseurs du ciment gris de la ville portuaire de Matadi, dans la province du Kongo Central, n’émettent plus sur la même longueur d’onde. A l’origine : la brusque augmentation du prix d’un sac de ce produit indispensable pour toute construction, qui est passé de 15.000 Fc hier à 21.000 Fc aujourd’hui et ce, sans motif valable, selon de nombreux observateurs.
Cette hausse n’a pas cependant laissé indifférent Corneille Mukini Mukini, Chef de division provinciale de l’Economie, qui tenait à tout prix de connaitre le vrai mobile. C’est dans ce cadre précis qu’il a jugé bon de mettre autour d’une même table toutes les parties prenantes en cette matière. En l’occurrence, les délégués de trois cimenteries établies au Kongo Central, d’une part, et les fournisseurs agréés de ce produit d’une importance capitale, d’autre part.
Trois jours d’âpres discussions ont suffi pour qu’un compromis soit trouvé par toutes les parties prenantes. Soit de 15.000 Fc à 21.000 Fc le prix d’un sac de ciment de 32,5 Kg et de 15.500 Fc à 22.000 Fc celui de 42,5 Kg. C’était dans la soirée du jeudi 17 mars dernier.
D’après certaines indiscrétions, cette hausse vertigineuse que connait le prix du ciment gris sur le marché de l’ensemble du territoire national fait suite à la relance, sur décision du ministre national ayant les finances dans ses attributions, de la perception de la Taxe sur Valeur Ajoutée (TVA) longtemps mise au frigo par les décideurs pour des raisons non encore élucidées à ce jour.
Pour des analystes de tout bord, cette décision de revoir à la hausse le prix du ciment gris devrait au préalable être précédée par une campagne de sensibilisation des opérateurs économiques du secteur. Ce qui, malheureusement, n’a pas été le cas. Et cette façon de faire des décideurs fait aujourd’hui retarder les travaux dans plusieurs chantiers à travers la ville de Matadi, en particulier, et la province du Kongo Central, en général, ainsi que dans d’autres contrées de la République Démocratique du Congo.
Tout cela, c’est à cause de manque criant de culture de communication de la part de certaines autorités politico-administratives dont plusieurs méritent d’être recyclés. D’autant plus qu’il est vraiment inconcevable de voir cette décision, pourtant gouvernementale, surprendre plus d’un Congolais.





Visit Today : 1173
Visit Yesterday : 2020
This Month : 17793
This Year : 245935
Total Visit : 2377343
Hits Today : 4638
Who's Online : 18