Type de recherche

Procès contre Charles Onana à Paris : faible mobilisation à Kinshasa pour le défenseur de la RDC

A la une La Tempête des Tropiques Nation POLITIQUE

Procès contre Charles Onana à Paris : faible mobilisation à Kinshasa pour le défenseur de la RDC

Partager

Par K.Kap

Aujourd’hui lundi 7 octobre s’ouvre devant la 17ème Chambre correctionnelle du Tribunal judiciaire de Paris, le procès Charles Onana. Ce journaliste et écrivain franco-camerounais d’investigation est poursuivi pour les écrits contestant le génocide au Rwanda des Tutsi, prétexte déclencher de l’insécurité récurrente en RDC dont la partie orientale fait le ventre mou avec plusieurs morts et déplacés internes.

La phrase à la base de la poursuite judiciaire indique,» La thèse conspirationniste d’un régime hutu ayant planifié un génocide au Rwanda constitue une de plus grandes escroqueries du XXème siècle «. Ce, sur base de la plainte de plusieurs associations françaises, dont la Ligue des Droits de l’homme (LDH), la Fédération ‘internationale des Droits de l’homme (FIDH) Survie France et autres GRF, LiCRA.

Jusqu’à la veille de ce procès qualifié d’historique par maints observateurs, aucun soutien perceptible à l’endroit de ce dénonciateur de Paul Kagame. Le Président rwandais a tenté en 2002 de porter plainte contre Charles Onana pour diffamation et atteinte à l’honneur de l’armée rwandaise sans succès. L’homme fort de Kigali dut retirer la plainte, à la suite des preuves et divers témoignages mis à la disposition de la justice française.

Le régime rwandais revient à la manœuvre avec un groupe d’associations dont les unes ont, hier et aujourd’hui, bénéficié de l’efficacité des Congolais en matière des Droits de l’homme. C’est un véritable cas de conscience et de responsabilité pour eux. Ils sont tenus de perpétuer la mémoire des victimes de l’insécurité au lieu de prêter main forte à une autre orientation des tragiques événements a la base de plusieurs morts et déplacés internes sans oublier le razzia des minerais stratégiques.

De son côté la Justice française qui se trouve en date du 4 octobre devant une plainte du journaliste, écrivain et politologue franco-camerounais contre Paul Kagame, accusé de l’avoir menacé à mort, est invitée à dire le bon droit. Sans une aucune pression à l’ère où le pouvoir à l’Elysée fait la sourde oreille sur les revendications légitimes de la RDC.
Déjà la Cour d’ Appel de Paris a eu à confirmer l’importance de préserver la liberté d’expression dans une société démocratique en déboutant deux associations, qui réclamaient des dommages et intérêts à la journaliste française Natacha Polony, pour contestation du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.