Pour stopper la déstabilisation de la RDC : Des Congolais de la diaspora exige l’application des résolutions internationales
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Par Marcel Tshishiku
Venus de France, du Luxembourg, du Canada, d’Allemagne, d’Angleterre et de Belgique, des Congolais de la diaspora se sont réunis samedi 28 février à Bruxelles (Belgique). Ils ont lancé un message d’unité, de solidarité et de soutien à l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo ainsi qu’au vivre-ensemble.
Ils ont également dénoncé l’agression rwandaise dans la partie Est du pays.
Joint par Radio Okapi, le coordonnateur de la Ligue des patriotes aile Belgique, Jonathan Ntoto Badibi, a déclaré : » Nous disons non à la barbarie, et vive la justice pour nos mamans, papas, frères et sœurs victimes de cette agression qui perdure. Il est temps d’y mettre fin. Nous invitons la communauté internationale à mettre en application toutes ses résolutions déjà prises contre l’agresseur (NDLR : le Rwanda) et ses acolytes « .
La Ligue des patriotes affirme être engagée à mener, à travers le monde, des actions contre la déstabilisation de la RDC.
Actions contre les discours de haine et incitation à la violence
De son côté, la responsable de communication et coordinatrice de la Ligue des patriotes – section Luxembourg, Sarah Mwepu, a précisé : » Depuis l’Europe et le Canada, nous disposons…notamment des actions juridiques contre les discours de haine et d’incitation à la violence, le dépôt de mémorandums auprès des Gouvernements et institutions internationales, ainsi que le lancement de pétitions citoyennes et visibles ».
Cette organisation dit vouloir, non seulement dénoncer, mais également exposer ceux qui financent, encouragent ou organisent la déstabilisation de la RDC.
Sarah Mwepu estime, en outre, qu’aucun statut de protection ne devrait être accordé à ceux qui, par leurs actes, deviennent les créateurs de réfugiés dans leur propre pays. La Ligue prévoit la mise en place d’une cellule juridique au sein de la diaspora afin d’identifier et de documenter les appels à la violence ; les financements suspects ; les incitations tribales ; ainsi que tout acte pouvant faire l’objet de plaintes judiciaires.
Deux charniers découverts à Uvira, dans l’est de la RDC
» Plus de 160 corps identifiés dans des fosses communes à Uvira « , titre Afrik.com. Le site d’information panafricain a précisé samedi dernier que ces » sépultures clandestines auraient été creusées durant l’occupation de la ville par les rebelles de l’AFC-M23 « . Les rebelles s’en sont retirés il y a un mois, » laissant les autorités congolaises et les habitants face à l’horreur, ajoute Afrik.com, ajoutant que les témoignages décrivent des scènes d’une barbarie extrême, où les corps étaient entassés dans des véhicules avant d’être jetés sans ménagement dans des tranchées. «
A en croire la source, la première fosse commune se trouverait dans le quartier Kavimvira, et contiendrait 132 corps, tandis qu’une seconde, à Kilomoni, près de la frontière burundaise, en refermerait 31 « . Reste à identifier ces corps, » défi majeur pour les familles et les organisations de défense des droits humains « . Selon Afrik.com, » une grande partie des défunts seraient de jeunes garçons. Durant l’occupation, l’AFC-M23 les aurait suspectés d’appartenir aux Wazalendo, ces groupes de défense locale soutenant l’armée régulière congolaise « . Des accusations que » le mouvement rebelle rejette en bloc, précise encore Afrik.com.
Violents combats entre l’AFC/M23 et les Wazalendo à Masisi
Sous le même chapitre, Radio Okapi a signalé de violents affrontements ayant opposé samedi 28 février les rebelles de l’AFC/M23 à une coalition de combattants Wazalendo, alliés aux FARDC, dans plusieurs villages du territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Selon des sources concordantes, les combats se concentrent notamment à Ndete, dans la localité de Muhanga (groupement Buabo). D’autres accrochages sont signalés à Mashaki (groupement Nyamaboko 1er) ainsi qu’à Lukole (groupement Banyungu). Depuis 5 heures du matin, des tirs d’armes lourdes et légères ont résonné dans ces trois villages du secteur Osso-Banyungu. Les combattants Wazalendo auraient lancé des attaques simultanées pour tenter de reprendre ces localités réoccupées par les rebelles de l’AFC/M23 au cours de la semaine. Ces nouveaux affrontements sont survenus au lendemain d’autres hostilités violentes à Kinyumba et dans les périphéries de Nyabiondo (groupement Banyungu), ainsi qu’à Buguri, près de Lushebere (groupement Buabo), où une position tenue par l’AFC/M23 aurait été incendiée par les Wazalendo.
Une attaque aérienne signalée
Des sources locales ont fait également état d’une attaque aérienne menée par un drone militaire, qui aurait visé un convoi de l’AFC/M23 vendredi soir sur l’axe Mushaki-Rubaya. Aucun bilan officiel n’est encore disponible.
Après plus de dix jours d’affrontements continus, cette partie du territoire de Masisi traverse une crise humanitaire préoccupante. Plusieurs villages se sont déjà vidés de leurs habitants.





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