Genève : Kinshasa alerte sur des violences massives et systématiques à l’Est
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Par LM
Nouvelle offensive diplomatique de Kinshasa sur la scène internationale. Devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, les autorités congolaises ont dressé un tableau particulièrement sombre de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, dénonçant des violences d’une ampleur extrême et une crise humanitaire persistante. Au cœur des accusations : la guerre d’agression du Rwanda via le Mouvement du 23 Mars-Alliance Fleuve Congo (M23-AFC), avec des conséquences dramatiques pour les populations civiles. Violences sexuelles systématiques, déplacements massifs et atteintes graves aux droits humains ont été au centre des interventions, accompagnées d’un appel pressant à des actions concrètes de la communauté internationale.
La République Démocratique du Congo a une nouvelle fois porté la gravité de la crise sécuritaire dans sa partie orientale devant la communauté internationale. Mercredi 25 mars, à Genève, lors d’une session du Conseil des droits de l’homme, les autorités congolaises ont dénoncé une situation » dégradante « , marquée par des violences persistantes, des déplacements massifs de populations et de graves atteintes aux droits fondamentaux.
Prenant la parole au nom du gouvernement, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a dressé un constat particulièrement alarmant de la situation dans les provinces affectées par les affrontements. Il a pointé du doigt la guerre d’agression et d’occupation menée par le Rwanda à travers les rebelles du M23-AFC, accusés d’exactions répétées contre les civils.
Dans une intervention au ton grave, le ministre a insisté sur l’ampleur des violences sexuelles, évoquant des chiffres qui traduisent, selon lui, une crise humanitaire hors norme. » Une femme est victime de viol toutes les quatre à cinq minutes dans cette partie du pays « , a-t-il déclaré, mettant en lumière une réalité qui, au-delà des statistiques, traduit une détérioration profonde du tissu social et sécuritaire.
Intervenant à son tour, la ministre d’État en charge des Affaires sociales, Eve Bazaïba Masudi, a lancé un appel pressant à la communauté internationale. » Il est temps de mettre fin à cette tragédie humaine qui s’opère aux yeux de la communauté internationale « , a-t-elle déclaré, dénonçant une forme d’inaction face à une crise qui continue de faire des victimes.
Elle a insisté sur la nécessité de mesures concrètes et immédiates pour protéger les populations civiles et mettre un terme aux violences. » Des vies humaines innocentes sont prises en otage par cette guerre d’agression « , a-t-elle ajouté, appelant à une mobilisation accrue des partenaires internationaux.
Pour Kinshasa, cette nouvelle alerte vise à maintenir la pression diplomatique sur les instances internationales, dans un contexte où la situation sécuritaire à l’Est demeure volatile.
Les autorités congolaises entendent obtenir une reconnaissance plus ferme des responsabilités et des actions plus décisives pour mettre fin aux violences.








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