Pour rationaliser les dépenses des rémunérations : Le CREFDL recommande l’application des rapports d’audit de l’IGF de 2019 et 2023
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Par Marcel Tshishiku
Le Centre de Recherche en Finances Publiques et Développement Local (CREFDL Asbl) appelle le Gouvernement de la République Démocratique du Congo à appliquer les recommandations contenues dans les différents rapports d’audit de l’Inspection Générale des Finances (IGF) de 2019 et 2023. Le CREFDL Asbl a lancé cet appel dans le troisième numéro de son périodique « BAROMÈTRE FINANCIER », consacré à l’analyse critique des dépenses de rémunérations des agents publics, payées entre 2021 et 2025.
Cette note présente les constatations majeures du CREFDL sur : la politique générale du Gouvernement en matière des rémunérations ; le volume des dépenses du personnel payées de 2021 à 2025 ; l’évolution des effectifs des agents pris en charge par le Trésor public en 5 ans ; l’analyse de la matrice des risques budgétaires liés aux dépenses de rémunérations ainsi que les dysfonctionnements observés dans le fichier de paie.
Risque majeur pour la dépense publique
Le Centre explique que l’évaluation des dépenses du personnel de l’administration publique entre 2021 et 2025 démontre qu’elles représenteraient un risque majeur pour la dépense publique en RDC, si aucune mesure n’est prise. Un montant total de 18,9 milliards USD a été payé au cours de la période évaluée. Ces dépenses représentent une moyenne quinquennale de 43,42% des recettes internes, dépassant largement le seuil de 35% fixé par le Gouvernement.
La gestion de la masse salariale reste un défi majeur, exacerbée par des recrutements excessifs, des fraudes et dysfonctionnements du fichier de la paie et une absence de mécanismes de contrôle rigoureux. Par ailleurs, la tension entre la nécessité d’honorer les promesses formulées dans les différents Programmes d’Actions du Gouvernement (PAG) et celle de maîtriser la masse salariale illustre à ces jours un point de choc dans la mise en œuvre des politiques publiques en RD Congo.
Au vue des statistiques des audits des services de contrôle, le nouvel audit annoncé par le Gouvernement risquerait de n’apporter des grands changements. Etant donné que les recommandations issues des anciennes missions de contrôle n’ont pas été suivies des mesures dissuasives à court terme, moins encore à long terme.





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