Processus électoral en RDC, Kinshasa-ONU : dialogue de sourds
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Lors d’une réunion à huis clos, mercredi, dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations unies, incluant les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne), la RDC, l’Union européenne, l’Union africaine et différents groupes régionaux, les participants ont salué « l’engagement exprimé par les autorités congolaises à respecter la Constitution », a indiqué un communiqué publié à l’issue de la rencontre. Ce respect de la Constitution signifie l’impossibilité d’un troisième mandat pour le chef de l’Etat et bannit la possibilité d’un référendum.
Les acteurs présents autour de la table ont insisté sur « la nécessité de la mise en œuvre totale de l’Accord de la Saint Sylvestre afin de baliser la voie pour la tenue d’élections libres, justes, pacifiques et crédibles en RDC ». Pour la communauté internationale, l’accord du 31 décembre 2016 qui est incontournable n’est pas encore complètement mis en œuvre. Selon les participants à cette réunion, « la mise en œuvre rapide et totale de l’Accord de la Saint Sylvestre est primordiale pour appuyer la légitimité des institutions de la transition ».
Ils ont donc réinsisté pour la tenue « d’élections présidentielle et législative libres, justes, pacifiques et crédibles dans les délais prescrits, conformément aux clauses de l’Accord de la Saint Sylvestre », tout en saluant le travail de la Ceni, encadré par la Monusco et l’OIF. Mais pour le président Joseph Kabila et son régime, l’accord de la Saint Sylvestre est bel et bien mise en œuvre. Pour preuve, soutiennent-ils, le Premier ministre et le président du CNSA (Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral) sont issus du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement), comme prévu dans cet accord.
Les acteurs présents à la réunion de New York ne se sont pas prononcés sur le stratagème mis en place par le régime au pouvoir à Kinshasa en débauchant Bruno Tshibala (Premier ministre) et Joseph Olenghankoy (président du CNSA), deux transfuges du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. On assiste donc à un dialogue des sourds entre le régime au pouvoir à Kinshasa et la communauté internationale qui, en réalité, sont loin d’émettre sur la même longueur d’onde notamment en ce qui concerne l’échéance du 31 décembre 2017 pour l’organisation des élections présidentielle et législatives nationales.
Pour le régime de J. Kabila, l’accord prévoit que s’il y a des contraintes qui empêchent la tenue de ces élections à cette échéance, les trois institutions (gouvernement, CNSA et Ceni) doivent se concerter pour fixer une nouvelle date de la tenue de ces scrutins.
Par N.T.






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