Réagissant aux appels des cadres de la Majorité : 176 Ong disent non à un troisième mandat du Président J. Kabila
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Cette déclaration conjointe dit non au troisième mandat de Président Kabila et à la modification de la Constitution. Elle soutient la tenue d’élections crédibles, transparentes, honnêtes et inclusives conformément à l’Accord de la Saint-Sylvestre ainsi qu’à l’ouverture de l’espace des libertés publiques et à la libération des prisonniers d’opinion
Au total 176 Organisations de la société civile et des Mouvements citoyens ont rendu public hier lundi 4 juin leur déclaration conjointe après une nette observation de la situation politique en République Démocratique du Congo.
La déclaration a été lue par le Président de l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ), Me Georges Kapiamba au cours d’une conférence de presse qu’il a animée au siège de son Ong à Gombe, entouré du Secrétaire général d’Agir pour des Elections Transparentes et Apaisées (AETA), Gérard Bisambu et du Chargé de la protection des victimes de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO), Jean Keba.
En vue de lutter pour la sauvegarde de la démocratie par l’alternance démocratique et l’avènement de l’Etat de droit dans le pays, ce collectif d’ong a condamné « la rhétorique et les appels de cadres de la Majorité présidentielle à la candidature du Président Joseph Kabila pour un troisième mandat et la révision de la Constitution, en violation des dispositions des articles 70 et 220, et de l’Accord de la Saint-Sylvestre ».
A cet effet, les signataires du document pensent que les affiches de campagne au nom du Chef de l’Etat Congolais à travers la République, « étalent sans l’ombre d’un doute la volonté, longtemps niée, du Président Kabila de faire tout ce qui est possible pour se maintenir au pouvoir, en violation de notre Constitution ».
Raison pour laquelle, cette déclaration conjointe dit non au troisième mandat du Président Kabila et à la modification de la Constitution. Elle soutient la tenue d’élections crédibles, transparentes, honnêtes et inclusives conformément à l’Accord de la Saint-Sylvestre ainsi qu’à l’ouverture de l’espace des libertés publiques et la libération des prisonniers d’opinion.
Un processus électoral non rassurant
Selon la déclaration, le processus électoral en cours reste très contesté et peine à rassurer le peuple Congolais et les différentes parties prenantes. Les Ong relèvent également le climat de méfiance vis-à-vis de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et l’absence de la concertation sincère et objective entre acteurs du processus ; la faible exécution du plan de décaissement des fonds du moment où le Gouvernement doit débourser plus de 300 millions de dollars américains dans les cinq prochains mois pour la tenue des élections au 23 décembre 2018.
Il y a lieu de signifier le dédoublement des partis de l’opposition, excluant d’importants acteurs du processus électoral. Un autre fait qui met en danger ce processus électoral reste le climat d’insécurité qui règne sur le territoire national avec la prolifération de plus de 120 groupes armés.
En plus du le climat politique délétère causé par manque d’application des mesures de décrispation de l’Accord de la Saint-Sylvestre.
Ayant sollicité l’implication de la SADC, de la CIRGL, de l’UA, l’UE, L’ONU et des Etats-Unis aux côtés des Congolais pour exiger des conditions propices à des élections réellement crédibles, les 176 Organisations appellent le peuple congolais à la vigilance.
« Nous appelons tous les Congolais à rester vigilants, débout et mobilisés jusqu’à l’accomplissement de notre rêve d’élire nos propres dirigeants et d’avoir un nouveau système de gouvernance basé sur l’état de droit, les institutions fortes, dans lesquels les droits fondamentaux sont respectés », a conclu la déclaration.
Par PAR TSM






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