Face au fichier audité : L’opposition doit bien se réveiller et faire bloc contre la fraude électorale planifiée !
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Sans la prise en compte de ses exigences sur le fichier électoral, on s’achemine vers la contestation des résultats du 23 décembre prochain
Tout a commencé avec l’audit du fichier électoral établi par la Commission Electorale Nationale Indépendante, à l’initiative de l’Organisation Internationale de la Francophonie, qui venait à peine de publier les conclusions de ses investigations qui laissent beaucoup de bonnes consciences sur leur soif !
En effet, pour la petite histoire, qui n’a pas manqué de choquer l’opinion nationale et internationale, l’Organisation Internationale de la Francophonie n’est pas allée loin dans son expertise, car il a été constaté que le nettoyage du fichier électoral a été incomplet du fait de la persistance des doublons résiduels (255.957) ; un écart considérable du nombre d’enrôlés entre les données présentées à l’Assemblée nationale pour la répartition des sièges (40.371.439) et les données réelles retrouvées après l’audit par des experts de l’opposition (40.024.897) ;
la présence d’enrôlés sans empreintes digitales requises (2.987.486) ; soit 7% ; la présence d’enrôlés sans formulaires F01 (116.806) ; la présence d’enrôlés sans date de naissance (29.755) ; la présence d’enrôlés sans renseignements sur l’état-civil (5.957) ;
la présence d’enrôlés sans photo (8.747) ; la présence de nouveaux majeurs n’ayant pas droit au vote du 23 décembre 2018 (498.345). Au nombre d’anomalies énumérées ci-dessus s’ajoute le maintien d’environ 10.000.000 d’électeurs présumés fictifs dans le fichier en question.
Les exigences de l’opposition
Il découle de ce qui précède que l’Organisation Internationale de la Francophonie serait venue tout simplement accompagner la CENI dans sa démarche consistant à crédibiliser son fichier qui sent le faux à mille lieux. Face à cette situation ainsi créée, alors qu’on la croyait sous anesthésie depuis des mois et très divisée, l’opposition doit bien se réveiller aujourd’hui, se souder et afficher sa détermination à barrer la route à toute tentative de fraude électorale en 2018.
Plus on s’approche de la date du 23 décembre prochain, plus la tenue des élections annoncées à cette date devient aléatoire!
Considérant la gravité des faits décriés et mis sur le compte de la Commission Electorale Nationale Indépendante, l’opposition congolaise dans sa diversité exige la radiation des 24% d’enrôlés sans empreintes digitales et empreintes incomplètes, soit 9.689.145 de personnes ; la publication, après radiation, des présumés fictifs des listes électorales provisoires, par centre d’inscription et dans le site de la CENI, pour que ceux qui ne verront pas leurs noms sur les listes puissent déclencher le mécanisme du contentieux prévu par la loi ;
le départ immédiat de Corneille Nangaa Yobeluo, Président de la CENI et la désignation de son remplaçant par la société civile (authentique et composante confessions religieuses) d’ici le 15 juin 2018, le remplacement sans délai du rapporteur actuel de la CENI par le délégué désigné par l’UDPS/Tshisekedi dans sa lettre du 6 décembre 2017 et, enfin, la présentation d’une nouvelle répartition des sièges conforme à la nouvelle réalité du fichier électoral !
Par Bamporiki Chamira






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