Les neuroscientistes africains sensibilisés sur l’importance de la santé du cerveau
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Pendant deux jours, soit du 12 au 13 novembre 2019, les neuroscientistes congolais et africains, les responsables des services de santé et de développement de l’enfant, les acteurs de la société civile ainsi que les étudiants ont été informés et sensibilisés sur l’importance de la santé du cerveau considéré comme élément de base de tout développement.
C’était à l’occasion du Congrès international de l’Association pour la promotion des reuroscientistes (APRONES) organisé à hôtel Venus de Kinshasa par l’Association qui porte le même nom, en partenariat avec le département de neurologie de l’Université de Kinshasa et la société congolaise de neurologie qui est une société naissante fille de l’APRONES.
Axée sur le thème : « Le cerveau de l’enfant africain : Risques et perspectives pour le développement humain et durable de l’Afrique Subsaharienne », cette rencontre a été ouverte par le Ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire Thomas Luhaka, en présence du conseiller du Ministre de la Santé et du vice-gouverneur de la ville de Kinshasa, Le danger qui menace les cerveaux.
Se basant sur le constat selon lequel l’Afrique en général et subsaharienne en particulier, est confrontée aux défis de développement social et économique liés à la jeunesse de sa population et dont les personnes âgées de 0 à 14 ans représentent près de 50% de la population africaine, les responsables de l’APRONES ont laissé entendre que ce congrès avait pour objectif de dévoiler le danger qui menace les cerveaux des enfants africains, de la conception à l’adolescence, de montrer des conséquences de tous ces risques sur la santé des adultes, le développement humain et durable, présenter des interventions actives concernant les troubles de développement des enfants en milieu africain, proposer des politiques d’intervention et de stratégie de lutte contre les troubles et maladies neurodéveloppementaux, donner la possibilité aux neuroscientistes congolais de tisser des liens entre eux et d’autres neuroscientistes africains ainsi qu’avec ceux d’autres continents, sensibiliser les autorités africaines, les acteurs de la société civile sur l’importance des connaissances pour le cerveau de l’enfant africain et soutenir la recherche sur le cerveau, Prendre conscience des risques.
Insistant sur la responsabilité de chacun, le Docteur Okitundu Luwa Daniel, président de l’Association pour la promotion des reuroscientistes (APRONES) a invité tout le monde à prendre conscience de l’ensemble de risques qui nous empêchent de nous développer ou d’avoir une bonne santé. « Tout passe par la santé du cerveau », a-t-il dit en qualifiant ce congrès de redynamisation pour la simple raison que sa structure a connu des moments difficiles après le congrès du 15ème anniversaire commémoré en 2015.
Nécessité du travail de recherche
Pour le Docteur Okitundu, les diagnostiques de risque ont été posés, mais un travail de recherche par les groupes disciplinaires et transdisciplinaires sont nécessaires pour l’élaboration de stratégies de lutte contre l’exposome précoce dans le cadre d’un investissement de fonds dans la santé et le développement de l’enfant dans la santé mentale et les droits des mères.
Tous les acteurs du domaine de la santé, de l’éducation et droits de l’enfant, a-t-il poursuivi, devaient recourir à l’expertise de neuroscientistes en intégrant pour mieux faire l’approche combinant intervention médicale, intervention nutritionnelle, intervention psychosociale, intervention psychopédagogique ainsi que les interventions neurospsychologiques. Malheureusement les différents acteurs impliqués dans la santé et le développement de l’enfant ne se sentent pas obligés d’intégrer cette approche holistique dans leur travail.
Par Thony Kambila







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