Suite à l’intronisation d’un chef traditionnel: vive tension entre Banyamulenge et Bavira au Sud-Kivu!
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L’intronisation d’un chef coutumier munyamulenge à Bijombo, une chefferie Bavira,est la pomme de discorde
Par GKM
Une vive tension est observée depuis plus d’une semaine à Uvira, dans la province du Sud- Kivu, où des jeunes sont descendus dans la rue pour exprimer leur mécontentement suite à l’intronisation d’un chef coutumier munyamulenge dans le groupement de Bijombo. D’après certaines sources locales, tout a commencé avec l’intronisation d’un chef coutumier à Bijombo, une chefferie Bavira, alors que le nouveau chef intronisé appartient à la communauté Banyamulenge. Cet acte est perçu comme de la provocation par la communauté Bavira.
Les autorités provinciales du Sud-Kivu ne reconnaissent pas ce nouveau chef coutumier. Le ministre provincial de l’Intérieur, Théophile Kiluwe, rappelle qu’à Bijombo aucun chef de groupement n’a été nommé. Il précise que ni lui, ni le gouverneur de la ville, n’ont signé un quelconque arrêté portant nomination ou intronisation d’un chef dans cette entité.
«A Bijombo, un homme répondant au nom de Tabarore faisait office de chef de groupement ad intérim. Après sa mort, son fils a été intronisé de manière cavalière par sa communauté en bafouant les lois et les procédures en la matière. C’est ce qui a attisé la colère de la population à Uvira», explique le ministre de l’Intérieur.
Dans ce contexte tendu, une église dont les membres sont majoritairement Banyamulenge a été saccagée le 9 septembre, et des messages affirmant que cette communauté serait stigmatisée et victime de violations des droits de l’Homme ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Pour le Collectif des mutualités Banyamulenge, il y a urgence que les autorités prennent des dispositions pour protéger les membres de cette communauté.
«Les jeunes appartenant à la communauté Bafulero et Bavira se sont soulevés pour chasser les Banyamulenge qui sont à Uvira. Ils ont commencé par détruire l’église 38e CADEC dont les membres sont majoritairement des Banyamulenge. Ils ont aussi détruit des maisons. Ces évènements se sont passés en présence de policiers.
La situation est jugée critique pour les Banyamulenge vivant à Uvira. Si bien que beaucoup de Banyamulenge n’osent plus sortir de leurs maisons pour aller chercher à manger», confie le président du collectif des mutuelles Banyamulenge à un correspondant de Deutsche Welle.
Dans les Hauts plateaux d’Uvira, il s’observe aussi un conflit entre des groupes armés constitués sur des bases communautaires, notamment des Banyamulenge, et d’autres communautés (Bafuliro, Babembe, Banyiundu…). Le Gouvernement est appelé à prendre au sérieux ce regain de tensions communautaires et dépêcher des émissaires sur place pour éviter le pire. Gouverner c’est prévoir, dit-on.





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