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Cri de détresse de Ocha: au moins 20.700 personnes en déplacement préventif dans la Zone de santé de Kakenge

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Cri de détresse de Ocha: au moins 20.700 personnes en déplacement préventif dans la Zone de santé de Kakenge

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Par GKM

Selon des sources concordantes,au moins 20.700 personnes ont fui les affrontements entre l’armée congolaise et des combattants d’un groupe armé local, du 16 au 18 août, dans le Groupement BatwaKadimba, de la Zone de Santé de Kakenge, territoire de Mweka, dans la province du Kasaï. Ces personnes se sont dirigées dans des localités situées sur l’axe Kakenge. L’assassinat du responsable local des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo)et de l’autorité coutumière locale par les éléments d’un groupe armé est à la base de ces nouveaux affrontements,note le Bureau de Coordination des affaires humanitaires (Ocha) dans ses bulletins d’information.

Le renforcement de la présence del’armée régulièredans la zone a permis le retour au calme. Malgré tout, aucun mouvement retour n’est observé dans les localités d’origine, à cause de la persistance des menaces d’attaques de part et d’autre des belligérantsdans ce conflit intercommunautaire, alerte l’agence onusienne.

Selon des sources locales, des cas de viol, enlèvements, coups et blessures ont été rapportés au cours de ces affrontements. Dans les localités d’accueil, des enfants non accompagnés sont identifiés dans les lieux de regroupement des déplacés. Aucune évaluation rapide multisectorielle n’a encore été réalisée dans la zone pour connaitre les impacts humanitaires de ces violences.

Pour rappel, la Zone de Santé de Kakenge a connu plusieurs flambées des violences entre décembre 2020 et août 2021 suite à des conflits fonciers et à la lutte pour l’exercice du pouvoir coutumier. Ces violences ont contraint plus de 60.000 personnes au déplacement, aggravant ainsi la sévérité des vulnérabilités de la population locale, déjà affectée par les violences armées de 2016 – 2017.

Pollution des rivières Kasaï et Tshikapa accentue les souffrances

13 de 18 zones de santé sont affectées dans la province du Kasaï suite à la pollution des eaux des rivières Kasaï et Tshikapa.Selon le Gouvernement national, au moins 950.000 personnes sont exposées aux conséquences directes de la pollution des rivières Tshikapa et Kasaï qui affecte 13 des 18 zones de santé de la province du Kasaï.

Des poissons et autres espèces aquatiques sont morts par asphyxie. Les eaux de ces rivières, contaminées, sont devenues impropres à la consommation, laquelle a été interdite par l’Etat congolais. Cela laisse les populations,dont ces rivières étaient la principale source d’approvisionnement en eau potable, sans alternative.

La Division provinciale de la Santé du Kasaï a alerté sur l’augmentation inhabituelle des cas de diarrhées avec déshydratation dans les zones de santé de Banga Lubaka et d’Ilebo (Territoire d’Ilebo). Entre les semaines 30 et 32 (du 26 juillet au 15 août) 408 cas y ont été rapportés, dont deux décès. Pour l’heure, l’existence d’un lien direct avec la pollution des rivières Tshikapa et Kasaï. Cette hausse de ces cas n’est pas encore établie.