Lors du débat sur le budget 2023: le Gouvernement appelé à améliorer les conditions socioprofessionnelles des médecins
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Marcel Tshishiku
Le Gouvernement de la RD Congo est appelé à veiller à l’amélioration des conditions socioprofessionnelles des médecins et à la réhabilitation des infrastructures sanitaires. Cet appel a été lancé vendredi le 28 octobre, lors d’une séance plénière de l’Assemblée nationale consacrée au débat général sur le projet de loi de finances de l’exercice 2023 qui a suivi la présentation de l’économie générale de ce texte légal par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde.
Dans leurs interventions, les députés ont apprécié la qualité du texte. Pour sa part, leur collègue Daniel Safu a, d’entrée de jeu, remercié » sincèrement » l’exécutif national d’avoir abattu un travail » formidable » dans un temps record.
» Les Belges nous ont laissé les hôpitaux de référence dans chaque commune de la ville de Kinshasa qui, malheureusement, sont devenus des mouroirs aujourd’hui. Si le secteur de la santé n’est pas pris en compte avec beaucoup de rationalité, nous risquons de disparaître. Ayons un regard rationnel et du respect vis-à-vis de nos médecins… « , a insisté Daniel Safu.
Il a relevé d’autres observations de fond, liés au crédit de plus de 540 millions alloué au fonctionnement de l’Opposition politique dans le budget 2023, alors que, dans le cadre du budget pour l’exercice 2022, le crédit alloué à la même Opposition politique n’a pas été décaissé.
» Que compte le Gouvernement faire pour remédier à cette situation ? « , a-t-il interrogé, avant de féliciter, une fois de plus, le Premier ministre et son Gouvernement d’avoir alloué un budget de fonctionnement conséquent au ministère de la Défense afin de faciliter la mise en œuvre de la loi de programmation.
Et d’ajouter : » Un crédit de plus de 680 milliards de FC est alloué à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour son fonctionnement. Or, le crédit budgétaire alloué à cette institution dans le cadre du budget 2022 a connu en fin juin 2022 un taux d’exécution de 18%… Mr le Premier ministre, à cette allure de décaissement non ponctuel, pouvez-vous rassurer la Représentation nationale de la tenue des élections l’année prochaine ?
Daniel Safu a également recommandé à l’exécutif national de mettre en place un plan d’intervention pour faire face aux catastrophes humanitaires causées par des pluies diluviennes dans la ville de Kinshasa et sur l’ensemble du territoire national où les inondations ont détruit même les travaux déjà amorcés.
Et de conclure : » Dans le document n°5 du budget 2023, les crédits de fonctionnement alloués aux 4 vice-Primatures de la République ont souffert d’exécution jusqu’aux termes du premier semestre du budget pour l’exercice 2022. En clair, ces institutions n’ont pas bénéficié des frais de fonctionnement. Monsieur le Premier ministre, comment ces institutions ont-elles fonctionné pendant un semestre sans frais de fonctionnement ? «
Passionnant, le débat s’est poursuivi jusqu’aux heures tardives. Il a été clos suite à une motion d’ordre soulevé par le député Auguy Kalonji et voté par l’Assemblée plénière qui, sur proposition du président du Bureau de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, a accepté d’accorder au Premier ministre un délai » raisonnable » pour lui permettre de réunir les éléments de réponses aux préoccupations des élus nationaux.








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