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Sans « Autorégulation bien établie», la presse reste menacée en RDC

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Sans « Autorégulation bien établie», la presse reste menacée en RDC

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Par MKM

Une alerte de plus au regard de nouvelles en provenance du milieu de la presse en République Démocratique du Congo. Loin de ce pays, des journalistes disent décaler leur voyage, à Addis-Abeba, en Ethiopie, pour avoir été agressés dans un espace public. Le même jour, cette fois-ci à Kananga, des professionnels des médias accompagnant un acteur politique ont eu maille à partir avec une foule en colère qui manifestait son mécontentement, à l’endroit de cet originaire du coin ayant l’habitude de venir réchauffer sa base.

La violence d’ où qu’elle vienne est condamnable. Les différentes parties en présence doivent impérativement s’impliquer pour éviter à la Nation des scènes rétrogrades. Les partis politiques sont tenus de bien encadrer leurs membres, accusés d’avoir été à la base de ces déplorables dérives. Observation faite dans un premier sur base d’un seul son de cloche, en entendant d’autres réactions y relatives.

Les structures professionnelles des médias ne manquent pas d’être indexées pour manque de pédagogie à l’endroit des adeptes du métier d’informer dans l’intégration de leur Charte d’honneur. Avec une loi portant organisation et fonctionnement de la presse et Code numérique, tous deux déjà promulgués, le contexte ne s’y prête pas pour offrir encore aux consommateurs de l’information de denrées indigestes, inadaptées et loin de favoriser le vivre ensemble.Aussi longtemps qu’il n’y aura pas des mesures d’accompagnement devant fixer clairement les prérogatives et les limites de collaboration, la presse risque de ne pas profiter de ces dispositions prises pour ses libertés , très Indispensables.

Tout donne l’air d’un blocage. Faute de la collaboration entre la Régulation et l’Autorégulation, d’ abord, et la passerelle ensuite avec le Numérique, le fonctionnement des structures des médias ne savent pas à quel saint se vouer. Les décisions promises par le Président du Conseil supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) avec fracas risquent d’être sans effet. Le traitement d’une certaine manière du dossier relatif au dérapage perpétré par le présentateur, en détresse présentement à Addis-Abeba, n’est plus à répéter.

Le professionnel s’est vu , pour avoir laissé parler deux élus du peuple de la haine tribale après la marche interdite de l’opposition à Ngaba sur l’avenue Kianza, suspendu momentanément , sans être éligible auprès de cette instance et son cas imposé par la suite à la Commission de discipline de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) qui l’a décliné. Et, au même moment le média mis en cause invité à défendre sa situation.Quelle alchimie.

Une procédure engagée à l’interne au mépris de la procédure. Dans la situation de l’ex Luluabourg, se comptent ceux qui sont à tort ou à raison accusés de manipuler des faits pour certaines causes.

Des situations sur lesquelles doivent se pencher les structures professionnelles pour éloigner le démon de la division qui menace le pays. En comptant sur des partenaires crédibles et soucieux de bien accompagner la RDC dans le secteur des médias d’une manière globale. Pas ceux qui cherchent l’ascension du libertinage dans les médias sociaux.