Boma : deux anciens cimetières non encore désaffectés en proie à une spoliation
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Par Dieudonné Muaka Dimbi
Depuis quelques années, il se passe à Boma, ville située à 125 kms au Sud-Ouest de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central, des choses inadmissibles qui méritent d’être dénoncées pour attirer l’attention des décideurs.
En effet, dans cette ville qui a jadis servi de capitale de l’Etat Indépendant du Congo, le respect dû aux morts n’est plus de mise. Deux de ses anciens cimetières, à savoir Kamanda-Matiti et Malombo, tous situés dans la commune de Nzadi, sont depuis spoliés par certaines gens malintentionnés qui y avaient acquis des lopins de terre et ce, avec la complicité de quelques services compétents de la mairie. Parmi ces gens, se trouvent les responsables du Cadastre et de l’Urbanisme qui n’hésitent pas de vendre des terrains aux paisibles citoyens. Ces derniers profanent des tombes et construisent de nouvelles bâtisses, en flagrante violation des normes en la matière.
Cette situation a mis en mal Senghor Mbutuyidi Kuakula, maire de Boma qui, à travers un rapport détaillé et circonstancié, a saisi le gouverneur de province.
C’est ce qui justifie la descente à Boma de plusieurs missions dépêchées pour la circonstance par le Gouvernement provincial en vue de s’enquérir de cette situation. La dernière mission en date est celle du ministère provincial en charge de l’Intérieur, affaires coutumières et sécurité du territoire, conduite le 10 octobre 2023 par l’un de ses conseillers, en la personne de Samy Nsebua Ndosi.
Compossée des membres du Conseil urbain de sécurité et des responsables des services techniques de l’hôtel de ville, cette mission à fait la ronde des deux sites précités ainsi que de la poste haute tension de la SNEL en conflit des limites opposant l’église Peniel à la société ci-haut citée.
Il sied de signaler que le constat fait sur terrain a été très amer. Mais, étant donné que la primeur du rapport de mission est réservée à l’autorité provinciale, Samy Nsebua Ndosi a déclaré qu’il y aura beaucoup de retombées dans cette affaire qui continue de faire tâche d’huile à Boma. Surtout lorsqu’on sait que ces deux jardins de morts spoliés n’ont pas encore atteint l’âge de désaffectation.
A noter que parmi les candidats éligibles aux sanctions éventuelles figurent notamment les responsables du Cadastre et de l’Urbanisme, sans oublier les propriétaires des constructions sur les deux anciens cimetières.





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