Type de recherche

Face à la menace de balkanisation de la RDC : Martin Fayulu propose sa voie de sortie

A la une La Tempête des Tropiques Nation POLITIQUE

Face à la menace de balkanisation de la RDC : Martin Fayulu propose sa voie de sortie

Partager

Par DMK

L’occupation des villes de Goma et Bukavu par l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) depuis le mois de février dernier, fait craindre une balkanisation de fait du pays. Face à cette situation inquiétante, l’opposant Martin Fayulu Madidi tire la sonnette d’alarme
Dans une déclaration faite le 2 juin 2025 et qu’il présente comme un « appel à la responsabilité, le candidat malheureux à la présidentielle de 2018 et celle de 2023 tire la sonnette d’alarme sur la situation sécuritaire grave que traverse la République Démocratique du Congo et qui risque de conduire à la balkanisation du pays. Pour faire échec à ce scénario voulu depuis longtemps par les ennemis du Congo, le leader du parti « Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecide) lance un appel au dialogue et à la responsabilité.

Dans son message, Martin Fayulu dit s’adresser principalement à trois acteurs. Notamment : Corneille Nangaa Yobeluo, ancien président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), lors des scrutins de 2018, Joseph Kabila, ancien président de la République devenu sénateur à vie, et Félix Tshisekedi, actuel chef de l’Etat. Au premier, Fayulu lui demande de « cesser d’être le complice des massacres de ses frères et sœurs, de cesser de livrer notre sol, nos vies, et nos ressources aux forces étrangères ».

S’adressant à Joseph Kabila qui s’est installé au Nord Kivu depuis quelques jours, Fayulu lui rappelle qu' »aucune raison, même stratégique , ne saurait justifier une collaboration avec ceux qui déchirent notre pays ». Il va jusqu’à lui rappeler que « le seul chemin pour la rédemption des erreurs du passé c’est le dialogue et non la compromission » tout en l’invitant à quitter la ville meurtrie de Goma aujourd’hui occupée par les agresseurs du Congo, s’il veut éviter que son acte soit perçu comme une complicité avec l’ennemi et une trahison de la patrie.

S’adressant enfin au président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Martin Fayulu l’exhorte à « ne pas laisser sa génération être celle qui aura vu le Congo se désintégrer ». Aussi il sollicite une rencontre directe et sans compromission avec le chef de l’Etat, pour échanger à ce ce sujet.

Le leader de l’Ecide demande enfin aux Congolaises et Congolais de faire montre de détermination en refusant la fatalité et en choisissant le camp de la patrie, pour rechercher ensemble la cohésion nationale.

L’appel de Martin Fayulu semble rejoindre celui lancé par quelques évêques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) et le responsable de L’Eglise du Christ au Congo (ECC). Ces derniers attendent d’être reçus par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, pour lui remettre le rapport des consultations qu’ils ont faites, à leur propre initiative. Consultations au cours desquelles ces chefs religieux s’étaient fait recevoir au Rwanda, en Angola, et dans d’autres pays de la sous-région. Aux dernières nouvelles, et à en croire une source proche de la présidence de la République, Félix Tshisekedi a réagi favorablement à la demande de rencontre directe avec lui sollicitée par l’opposant Martin Fayulu.