Justice transitionnelle : Félix Tshisekedi a lancé les travaux du Forum national sur les droits à la réparation
Partager
Par LM
Parce que les réparations sont un droit, et qu’il est temps de commencer à les guérir, le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a ouvert, mardi 1er juillet, à Kinshasa, le Forum national sur le droit à la réparation. Organisé par le Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et autres violations des droits humains (FONAREV), ces assises prévues du 1er au 4 juillet, marquent un tournant décisif dans la mise en œuvre de la justice transitionnelle en République Démocratique du Congo.
Ce forum, a estimé le Chef de l’État dans son discours, «n’est pas un rendez-vous ordinaire. Il marque une rupture décisive avec l’oubli, l’indifférence et l’impuissance. Ce forum est l’expression d’un engagement résolu de la Nation à placer la dignité des victimes au cœur de son action», a-t-il ajouté. Pour le Président de la République, le droit à la réparation n’est ni un privilège, ni une faveur. «C’est un droit fondamental consacré par nos engagements nationaux et internationaux, et constituant l’un des quatre piliers de la justice transitionnelle, aux côtés de la vérité, de la justice et des garanties de non-répétition», a-t-il rappelé.
Une stratégie nationale pour réparer les blessures du passé
Le forum vise à valider la stratégie opérationnelle de réparation, élaborée dans un esprit de dialogue, de vérité et d’exigence. Il s’agit d’établir un plan d’action structuré, réaliste et chiffré, qui traduira les recommandations en actions concrètes pour les victimes qu’elles soient individuelles ou collectives, matérielles ou symboliques. «Il est temps de transformer la douleur en action, le silence en parole et les engagements en réparation concrète», a martelé Félix Tshisekedi. À travers ce forum, le gouvernement entend réaffirmer sa volonté de ne laisser aucune victime dans l’ombre, notamment celles des violences sexuelles liées aux conflits, des crimes de guerre et des graves violations des droits humains.
Une dynamique collective pour une justice effective
La ministre des Droits humains, Chantal Chambu Mwavita, a également souligné l’importance de cette initiative : «La réparation est un signal fort pour les victimes. Elle est une affaire de tous. À travers ce forum, nous voulons favoriser une réflexion collective, recueillir les attentes des victimes, identifier les obstacles et construire ensemble des solutions concrètes», a-t-elle souligné.
Elle a exprimé l’espoir que cette rencontre débouche sur une feuille de route claire et ambitieuse, tout en rappelant que la réparation est aussi un levier de prévention des violences futures. «Réparer, c’est aussi prévenir. Parce que les réparations sont un droit, il est temps de commencer à les guérir», a-t-elle conclu.
Présente à cette cérémonie, Pramila Patten, Représentante spéciale chargée de la question des violences sexuelles en période de conflit de l’ONU, a salué les efforts de la RDC dans la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits et insisté que les victimes soient impliquées dans le processus de réparation. Au-delà des annonces, le Forum national sur le droit à la réparation ambitionne de renforcer l’unité entre institutions, partenaires, société civile et victimes, dans un élan commun pour la justice, la dignité et la reconstruction d’un pays meurtri. Ce forum s’inscrit comme une étape clé dans la reconnaissance des souffrances subies et l’amorce d’un processus de réparation progressive, mais irréversible.






Visit Today : 4306
Visit Yesterday : 3996
This Month : 89117
This Year : 467479
Total Visit : 2598887
Hits Today : 10768
Who's Online : 24