La brigade officielle anti-incendie de Matadi renait
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Par Dieudonné Muaka Dimbi
Disparue depuis plusieurs décennies, la brigade anti-incendie, renaît de plus en plus de ses cendres.
Un petit tour dans les installations de service technique de l’administration publique (STA), situées en plein centre-ville, où un local lui a été octroyé, suffirait pour se rendre à l’évidence.
L’ingénieuse idée de redynamiser les activités de cette brigade, fait cependant suite aux nombreux cas d’incendie qu’on ne cesse d’enregistrer ces derniers temps à Matadi.
Pour un meilleur fonctionnement de cette brigade revêtant une importance capitale, un digne fils du terroir, potentiel partenaire de ce corps de sapeurs-pompiers de carrière et dont le nom demeure encore un mystère, a dû recourir à l’expertise d’une équipe dirigée par Gustave Omekongo Omambudi, chef de brigade provincial.
C’est ce qui explique l’engagement pris par les anciens de cette brigade, parmi lesquels Fleming Mbuku Mbeni, Chryceul Tsasa Tsasa, Emmanuel Makuanga Pasi, Imiran Tukondolo Mbanza, Salomon Elesse, Brollin Ngimbi Ngimbi, Fabrice Atumenga Atueka et Dieu Tondele Mabungu Kabongo, de former 80 jeunes gens, et dont certains déjà matriculés, n’attendent que leur mécanisation.
Ils devraient déjà se mettre depuis au travail. Malheureusement, ils sont encore bloqués, suite à des peaux de bananes leur tendues par certaines autorités, qui se livrent à créer des brigades anti-incendie parallèles.
Alors qu’il est connu de tous qu’il existe depuis des lustres une seule brigade officiellement reconnue par l’Etat congolais. Il s’agit de celle créée en 1931, devenue ensuite corps de sapeurs-pompiers, suivant l’ordonnance nº 61-23 du 10 janvier 1958.
C’est ce seul corps ayant pour mission principale la prévention et l’extinction des incendies sur l’ensemble du territoire national, qui est censé collaborer avec tous les gouverneurs de province. A ne pas confondre, bien sûr, avec celui appelé « Gestion des catastrophes » qui intervient uniquement dans des cas d’inondation, d’éboulement, d’érosion…etc.
Des brigades parallèles
Quant aux brigades parallèles créées dans l’unique but de faire barrage à celle de l’Etat, elles sont donc appelées à disparaitre. Notamment, celles mises en place de manière illicite par le ministère de l’Intérieur, la Police Nationale Congolaise (PNC), l’Office Congolais de Contrôle (OCC), ainsi que la Société Nationale d’Assurances (SONAS). Le message du 12 août 2024 émanant du Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières, en fait foi.
A noter que ledit message porte suspension, jusqu’à nouvel ordre, de toute initiative visant l’organisation du corps de sapeurs-pompiers et cela, en attendant la mise en œuvre de la nouvelle réglementation, au regard des décrets signés à cet effet par le patron ayant l’intérieur dans ses attributions.
Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, toutes ces brigades parallèles, continuent à ce jour à s’entêter, sous l’indifférence chronique des autorités compétentes qui ne disent mot.
S’agissant du Kongo Central plus précisément, le Gouvernement provincial, qui devrait accompagner cette brigade d’Etat dans ses actions, affiche curieusement une attitude frisant le désintéressement vis-à-vis de cette dernière.
Equipement de la brigade anti-incendie d’État
Pour preuve, l’autorité provinciale, apprend-t-on des sources concordantes, n’a jamais reçu les responsables de ladite brigade et ce, malgré leurs nombreuses lettres de demande d’audiences.
À l’instant, le seul souci qui anime les responsables de ce corps de sapeurs-pompiers, est celui de voir le Gouvernement provincial, par le truchement du gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, leur procurer des tenues appropriées mondialement adaptées à ce service ; assurer la prise en charge de l’ensemble de leur personnel et enfin mettre à leur disposition des matériels anti-incendie adéquats ainsi que trois véhicules d’intervention, à raison d’un véhicule à chacune de trois communes que compte la ville portuaire de Matadi. A savoir : Nzanza, Matadi et Mvuzi.
Une fois tous ces atouts réunis, Gustave Omekongo Omambudi, Chef de cette brigade, promet de réduire et de stabiliser le taux des cas d’incendie à Matadi ; mais aussi de maximiser les recettes dûes au trésor public ; lesquelles profitent très souvent aux entreprises privées disposant des véhicules anti-incendie. Voilà pourquoi il est impérieux, pensent de nombreux observateurs, de trouver un médiateur susceptible de trancher net le conflit qui oppose le corps de sapeurs-pompiers d’Etat aux brigades parallèles afin de laisser librement la voie au premier cité de faire son travail.







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