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Sur décision du Conseil de Sécurité de l’ONU : Le mandat de la MONUSCO prolongé jusqu’au 20 décembre 2026

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Sur décision du Conseil de Sécurité de l’ONU : Le mandat de la MONUSCO prolongé jusqu’au 20 décembre 2026

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Par DMK

Le Conseil de Sécurité de l’ONU s’est penché, vendredi dernier, sur la situation sécuritaire préoccupante qui continue de sévir dans la partie Est de la République Démocratique du Congo, où les rebelles de l’AFC/M 23, soutenus par l’armée rwandaise, viennent de s’emparer de la ville d’Uvira et de quelques localités, dans la province du Sud-Kivu, violant ainsi l’Accord de paix signé par la RDC et le Rwanda, le 4 décembre 2025, à Washington, en présence du Président américain, Donald Trump, et quelques dirigeants africains.

Face à cette nouvelle escalade témoignant de la complexité de cette crise qui a déjà fait des millions de morts et des déplacements massifs des populations dont les conditions de vie ne font que s’aggraver chaque jour, le Conseil de Sécurité a voté, à l’unanimité, une Résolution prolongeant d’un an le mandat de la Mission de l’ONU pour la Stabilisation de la République Démocratique du Congo (MONUSCO), permettant ainsi aux 11 500 Casques bleus déployés depuis plusieurs années dans ce vaste pays de rester sur place. Ce nouveau mandat s’étendra jusqu’au 20 décembre 2026, en espérant une amélioration de la situation sur terrain.

Intervenu aux lendemains de la signature d’un Accord de paix entre la RDC et le Rwanda représentés respectivement par les Présidents Félix Antoine Tshisekedi et Paul Kagame, grâce à la médiation des Etats-Unis, le nouveau mandat de la MONUSCO bénéficiera certainement de l’attention soutenue de l’Administration Trump qui tient à ramener une paix durable dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Plusieurs défis attendent encore la MONUSCO

Déployée en RDC depuis près de 25 ans, la MONUSCO, avec ses 11500 Casques n’a pas su faire cesser les violences dans l’Est de la RDC. C’est dire que plusieurs défis attendent encore cette force de maintien de la paix tout au long de son nouveau mandat.

Le mandat de la MONUSCO, qui s’est achevé le samedi 20 décembre 2025, autorisait un plafond d’environ 13 800 personnels (militaires, policiers et observateurs). Ses priorités stratégiques portaient notamment sur la protection des civils, l’appui à la stabilisation et au renforcement des institutions de l’État, ainsi que le soutien aux réformes de la gouvernance et du secteur de la sécurité.

Malgré ce mandat jugé robuste, la MONUSCO n’a pas empêché la progression de l’AFC/M23 dans l’Est du pays. La Mission a eu à affronter plusieurs entraves sur le terrain. Dans son dernier rapport, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a notamment déploré des restrictions d’accès et des restrictions de mouvement imposées à la MONUSCO, particulièrement dans les zones sous occupation de l’AFC/M 23, au Nord-Kivu.

Difficultés sur terrain

Le Secrétaire général de l’ONU a également fustigé des retards dans la livraison de biens essentiels, notamment le carburant et les rations. Pour preuve, les rebelles occupant le chef-lieu du Nord-Kivu se sont dernièrement permis de priver les sites de la MONUSCO d’eau et d’électricité, violant ainsi impunément le droit international en période de guerre.

A ces difficultés de terrain, il y a lieu d’ajouter des perturbations dans les opérations de rapatriement et de relève des troupes de la force de maintien de la paix, sans oublier des tirs essuyés par les Casques bleus de la part de l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M 23 à l’occasion des patrouilles effectuées par les soldats de l’ONU dans le cadre de la protection des populations civiles.

Une autre entrave relevée par Antonio Guterres porte sur des limites technologiques de la MONUSCO face aux équipements utilisés par l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M 23 pour brouiller le système mondial de localisation (GPS) dans les zones que ces derniers occupent, au Nord-Kivu. Une situation qui, selon l’ONU, complique le déploiement de ses aéronefs et qui met aussi en péril des vols commerciaux nationaux et internationaux dans la région.

Une autre difficulté majeure porte sur le financement. A en croire l’ONU, le financement des activités de la MONUSCO a connu une réduction de 40%, impactant ainsi fortement et négativement sur l’exécution du mandat de cette Mission.

Aux dernières nouvelles, on apprend que c’est l’Américain David Gressley qui va diriger la MONUSCO, en remplacement de Mme Bintou Keita arrivée fin mandat.