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Pour faciliter le travail des humanitaires à l’Est de la RDC : L’ONU appelle à la réouverture de l’Aéroport de Goma

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Pour faciliter le travail des humanitaires à l’Est de la RDC : L’ONU appelle à la réouverture de l’Aéroport de Goma

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Par DMK

Alors que les délégués de la RDC et du Rwanda étaient réunis une nouvelle fois le 18 mars 2026, à Washington, sous la médiation de l’administration Trump, et réaffirmaient l’engagement des deux parties à appliquer l’Accord de paix conclu il y a quelques mois, le Coordonnateur résident et humanitaire de l’ONU en République Démocratique du Congo, M. Bruno Lemarquis , plaidait, lui, pour la réouverture de l’aéroport international de Goma, ville du Nord-Kivu toujours sous occupation de l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M 23.

L’ancien chef des opérations de maintien de la paix faisait, en effet, ce plaidoyer, le même jour, sur les antennes de Radio Okapi, en soutenant que la fermeture de l’aéroport de Goma complique la tâche aux humanitaires qui veulent intervenir dans cette contrée pour assister des centaines de milliers de déplacés ayant fui les combats et qui vivent aujourd’hui dans des conditions inhumaines.

 » La réouverture de l’aéroport international de Goma, même limitée aux vols humanitaires, faciliterait grandement l’intervention au Nord-Kivu. Il est devenu extrêmement difficile pour les acteurs humanitaires d’atteindre la ville, car ils sont désormais obligés de transiter par des pays voisins. Une situation qui complique aussi l’arrivée de l’assistance d’urgence « , a souligné Bruno Lemarquis.

Pour ce responsable onusien, la reprise effective des vols humanitaires vers Goma dont l’aéroport est fermé depuis janvier 2025, ne pourra se faire qu’avec une garantie sécuritaire et surtout de la volonté politique dans le chef de toutes les parties en conflit.

 » On sait, il coûte beaucoup d’argent aussi pour se déplacer, parce qu’il faut passer par d’autres pays pour arriver à Goma. Donc ça faciliterait vraiment la vie des collègues, et puis éventuellement aussi du petit fret. Certains médicaments, des vaccins, etc., ça serait quand même beaucoup plus pratique et rapide s’il pouvait y avoir une reprise de petits vols humanitaires « , a encore indiqué le Coordonnateur Résident Humanitaire de l’ONU en RDC sur Radio Okapi.

A en croire ce haut fonctionnaire onusien, la question de la réouverture de l’aéroport de Goma fait partie des sujets qui seront abordés lors de prochaines discussions de Doha. Mais, avec l’insécurité qui règne présentement au Moyen-Orient suite à la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, il est peu probable que le Qatar puisse accepter d’abriter ces discussions.

Le processus de Doha renvoyé sine die

Dans ce contexte d’incertitudes dues à la guerre qui sévit au Moyen-Orient, il est difficile que des réponses soient trouvées aux préoccupations soulevées par l’ONU concernant le déploiement des casques bleus de la Monusco dans l’est de la République Démocratique du Congo, dans le cadre du mécanisme de suivi et de surveillance du cessez-le-feu dans la région. Surtout quand on sait qu’en plus des garanties sécuritaires que demande Bruno Lermarquis pour la reprise des vols sur Goma, il faut aussi prendre en compte les aspects techniques et administratifs (gestion de l’espace aézrien souverain) que cela implique.

Il sied de rappeler qu’un hélicoptère de la MONUSCO avait atterri à Goma , en février dernier. Une première depuis la fermeture de cet aéroport, il y a un an, en raison de la guerre. Cet hélicoptère transportait Mme Vivian van de Perre, alors cheffe par intérim de la MONUSCO. Un déplacement qui s’inscrivait dans le cadre d’une mission d’appui au processus de paix engagé entre le gouvernement congolais et la rébellion AFC/M23.