Type de recherche

FECOFA : élu président, Véron Mosengo-Omba face à plusieurs chantiers

A la une Foot La Tempête des Tropiques SPORT

FECOFA : élu président, Véron Mosengo-Omba face à plusieurs chantiers

Partager

Par Armando MANANASI

Véron Mosengo-Omba a été élu, sans surprise, président de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) au terme d’un scrutin organisé hier mercredi 20 mai à Kinshasa. Seul candidat en lice à ce poste, l’ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF) prend les rênes de l’instance faîtière du football congolais, ouvrant ainsi une nouvelle ère pour cette discipline sportive très populaire au pays. Au-delà de la formalité du scrutin, les attentes du public congolais et des amoureux du ballon rond sont immenses. Le nouveau patron du football national est désormais attendu au tournant, non pas sur ses promesses de campagne, mais sur des actes concrets et des réformes structurelles profondes.

Réorganiser les championnats et développement à la base

Le premier grand chantier concerne la modernisation des compétitions nationales. Le public attend une révision majeure du format et de l’organisation de la Ligue Nationale de Football (LINAFOOT), tant pour la première que pour la seconde division, souvent confrontées à des défis logistiques et financiers.

Parallèlement, la mise en place d’une véritable politique de développement est jugée indispensable. Cela implique une structuration sérieuse du football des jeunes, à travers les ligues spécialisées, ainsi qu’une accélération de la professionnalisation du football féminin, conformément aux directives de la FIFA et de la CAF sur le continent africain.

Statut des acteurs et réformes sociales

Au-delà du cadre purement sportif, le mandat de Véron Mosengo-Omba sera également jugé sur sa capacité à assainir l’environnement de travail des principaux acteurs du jeu. Le public et les professionnels du secteur réclament des réformes urgentes garantissant une meilleure protection sociale et l’amélioration des conditions de vie et de travail des athlètes, des entraîneurs, ainsi que du corps arbitral.

Des réformes urgentes

Le corps arbitral déplore régulièrement la modicité de primes perçues par match, jugées dérisoires face aux risques encourus sur le terrain. Les officiels sont de plus en plus la cible d’actes de violences de la part de supporters qui les accusent de partialité et de corruptibilité au profit des dirigeants de clubs les plus offrants.
Le dernier incident en date s’est produit mardi dernier à Lubumbashi, au stade de Kamalondo, lors de la rencontre entre le FC Saint Éloi Lupopo et le CS Don Bosco. Un supporter des Cheminots a agressé physiquement l’arbitre à l’issue du match, après la défaite de son équipe (1-0), concédée sur un but inscrit dans les ultimes minutes du temps additionnel. Un événement qui rappelle au nouveau comité de la FECOFA la nécessité d’agir rapidement pour protéger les directeurs de jeu et restaurer la discipline dans les stades.