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Matinée d’échange et de réflexion : Politiques et journalistes s’engagent à œuvrer pour la paix

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Matinée d’échange et de réflexion : Politiques et journalistes s’engagent à œuvrer pour la paix

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« Politiques, journalistes : le poids des mots dans la prévention de la violence, des conflits et des crises », tel est le thème principal au centre de la matinée d’échange et de réflexion organisée, le mardi 13 décembre dernier au Centre Wallonie-Bruxelles, par l’Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM) et le Réseau des Jeunes Parlementaires Congolais (RJPC).

La fin de ladite matinée a été sanctionnée par l’adoption et la signature d’un acte d’engagement par les deux parties cibles afin de les amener à se comporter de façon responsable en cette période de crise politique que connaisse la République Démocratique du Congo.

Ainsi, ils prennent l’engagement de promouvoir les moyens pacifiques et légaux dans le règlement de différends de tous ordres ; de nous interdire de faire l’apologie de discours de haine, de violence, de xénophobie ou de division à travers les médias ; d’éviter ou condamner tout discours qui porte des germes de conflits et de violences susceptibles d’embraser la société ;

de nous préoccuper toujours de la primauté de l’intérêt général et du bien commun sur les profits individuels ou partisans ; de nous garder d’utiliser les médias comme une caisse de résonnance pour des intérêts d’un individus ou d’un groupe d’individus au détriment de l’intérêt général, de faire preuve du respect de l’éthique et de la déontologie professionnelles et de promouvoir l’acte d’engagement et le vulgariser.

Attachement aux valeurs républicaines

Les participants ayant assistés à cette réflexion ont souscrit à l’initiative, pour notamment réaffirmer leur attachement aux valeurs républicaines consacrées par la Constitution et les lois du pays.

Il est également question pour eux de prendre conscience du rôle qu’ils jouent (politiques et journalistes) dans la dynamique de la stabilisation, la construction et la consolidation de la paix, le renforcement de la démocratie et l’édification d’un Etat de droit.

Leur souci est de contribuer à la stabilité du pays, ainsi qu’à une pratique politique intègre basée sur la recherche de l’intérêt général.

Cette rencontre s’est tenue dans un contexte où la Rd Congo traverse un moment difficile sur le plan politique étant donné que le mandat du président de la République devrait prendre fin le 19 décembre prochain alors que le pays se trouve présentement dans l’incapacité d’organiser les élections.

Dans son mot de circonstance, la présidente de l’UCOFEM, Anna Mayimona Ngemba, s’est interrogée « s’il faut mettre la maison en feu et en sang ?

Le bon sens nous recommanderait la tolérance et la modération. Pour y arriver chacun à son niveau doit jouer un rôle avec beaucoup de responsabilités ». Ladite matinée qui a ciblé les politiques et les journalistes, déclare l’oratrice, avait pour but « la recherche de la différence dans le choix des mots que nous utilisons ou que nous allons utiliser ».

Tous impliqués

La présidente de l’UCOFEM a salué l’approbation de cet acte d’engagement, avant de déclarer que « nous sommes tous impliqués pour le mettre en application pour l’édification de la paix dans notre pays.

L’UCOFEM apporte sa pierre dans l’édification de la paix, et remercie les différents partenaires pour les moyens disponibilisés ». Elle a signifié que la même matinée d’échange et de réflexion se tiendra dans les villes de Lubumbashi (Katanga) et de Goma (Nord-Kivu).

Le président de RJPC, Patrick Muyaya soutient que cette rencontre tombe à point nommer par rapport aux enjeux de l’heure que traverse le pays. « Nous allons travailler pour l’appropriation de cet acte d’engagement pour la préservation de la paix sociale.

Nous sommes disponible pour la continuité du processus engagé », a-t-il affirmé.Il a tenu à rappeler que sa structure regroupe les jeunes députés de moins de 40 ans  de tous les clivages politiques (Majorité et opposition).

Il s’associe à toutes les initiatives de plaidoyer qui concerne les jeunes notamment dans le secteur de l’éducation, de la santé et de l’emploi afin de permettre aux jeunes de la RDC d’apporter leur contribution dans les efforts de la reconstruction.

 « Le poids des mots : aspects juridiques » a été développé par Me Charles Mushizi. Dans son exposé, l’auteur a plus insisté sur la responsabilité des journalistes dans l’exercice de leur profession.

Et de poursuivre « les médias peuvent générer des violences ou amplifier la tension sociale en attisant des conflits et des crises profondes, tout particulièrement durant des périodes aussi sensibles que les périodes électorales ou simplement durant des périodes caractérisées par des échéances politiques et pendant lesquelles généralement les médias sont sollicités par des parties prenantes parfois violement opposés ».

Il a fait savoir que les journalistes sont notamment tenus à respecter l’ordre public, la vie privée et l’honneur des personnes, à le devoir de protéger des groupes et des personnes vulnérables, etc.

 Responsabilité et éthique

La professeure Espérance Bayedila s’est appesantie sur « responsabilité et éthique des journalistes ». Selon elle, le travail critique du journaliste repose sur la responsabilité et l’éthique.

Ce journaliste devra rendre compte, raison pour laquelle, il doit assurer le respect de la vérité étant, lui-même, à la recherche de la vérité alors que les politiques recherchent le pouvoir.

Elle souligne que la liberté de la presse ne peut en aucun cas constituer un refuge pour les brebis galeuses puisque tout journaliste rendra compte de son acte en vertu du principe « nul n’est sensé ignorer la loi ».

Le professeur François Luyeye a eu pour sujet « responsabilité et éthique des politiques ».Premièrement, il a indiqué que les paroles de l’homme politique ont de sens, de valeur et de considération que lorsqu’il est fidèle à sa mission sociétale.

Il a toute la responsabilité parce que c’est lui qui organise le social, et quand il ne remplit pas son contrat social vis-à-vis de la société, les paroles prononcées sont vides, dangereux, mensongers…

De ce fait, il pense que le pouvoir doit être au service de la population, avant de marteler les politiques doivent travailler pour l’idéal, et notamment en respectant les biens communs.

Par Tantia Sakata

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