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Kongo Central : Matadi malade de ses routes

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Kongo Central : Matadi malade de ses routes

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Les routes de Matadi se dégradent au jour le jour, de la manière la plus honteuse.

Et cela, au vu et au su des autorités de la place. Il suffit tout simplement d’y faire la ronde pour se rendre à l’évidence.
Le constat est tellement amer que plus d’un n’hésitent plus à condamner son service de voirie urbaine.

Jadis, de la commune de Nzanza à la commune de Matadi, en passant par celle de Mvuzi, très peu de routes seulement se trouvaient dans un état de dégradation très avancée. La plupart était asphaltée ou encore bétonnée.

Ce qui n’est plus le cas à l’heure qu’il est, où presque toutes présentent une physionomie laissant à désirer. Même celles qui ont été réhabilitées, bétonnées ou encore asphaltées il y a quelques années seulement ne sont pas épargnées par cette détérioration.

C’est principalement le cas des tronçons routiers partant du rond-point Londe à Mvuadu et du rond-point Coca-cola à Buima, dont les chaussées présentent non seulement des nids de poules partout, mais aussi des fissures çà et là, qui obligent les automobilistes à la prudence et surtout à la bonne maitrise du volant, de peur de commettre des accidents.

Des artères dégradées

Les avenues Palabala, au quartier Nord et Kinshasa, à la montagne Kasu, dans la commune de Mvuzi, ainsi que la route allant du rond-point Nzanza à la maternité de la Société Commerciale des Transports et des Ports (SCTP ex. Onatra) au quartier Banana et du rond-point Nzanza à la place « 2415 » ? au centre ville ? ne sont pas non plus épargnées par cette catastrophe.

Toutes font aujourd’hui la honte de la ville portuaire de Matadi, capitale de la province du Kongo Central, par laquelle les étrangers qui y débarquent par son port maritime international jugent la République Démocratique du Congo.

A ce jour, elles sont jonchées de nids de poule qui conservent des eaux stagnantes, qui dégagent à longueur de journée des odeurs suffocantes.

Elles sont sources de diverses maladies. Leurs caniveaux, s’ils ne sont pas déjà détruits, sont complètement bouchés et déversent les eaux pleines de microbes et des saletés de toute sorte sur les chaussées.

D’ailleurs, la plupart de conducteurs de taxis n’osent presque plus les fréquenter, pénalisant ainsi les habitants des quartiers précités, qui ne savent plus à quel saint se vouer. Ce n’est pas tout.

A la place communément appelée « triangle », avant d’arriver au stade Lumumba en pleine réhabilitation, à l’entrée de la morgue de l’Hôpital Général de Référence de Kinkanda, au pied du mont « Cabral » et au rond-point « Kiamvu », la situation demeure catastrophique.

Les automobilistes se battent avec leurs volants pour dévier des trous béants qui s’y sont créés afin d’éviter de basculer avec toutes les conséquences fâcheuses à l’endroit des passants.

En attente de la campagne électorale

Face à ce fléau datant de très longtemps et qui frise le scandale pour une ville abritant toutes les institutions provinciales, les réactions des uns et des autres, en l’occurrence celles des services techniques compétents en la matière, tardent à venir.

Ici, les observateurs avertis pointent un doigt accusateur en direction de la Voirie urbaine qui, disent-ils, doit se réveiller de son profond sommeil.

Et pour qu’elle se mette au plus vite au travail, l’apport financier de la mairie de Matadi, où existe depuis bientôt un an un guichet unique, s’avère aussi indispensable.

Un habitant de cette ville approché et qui a requis l’anonymat n’a-t-il pas déclaré que les autorités de cette ville attendent d’abord que soit lancée la campagne électorale en rapport avec les prochaines élections pour les voir peaufiner des stratégies et intervenir? Tout compte fait, l’heure a donc sonné pour sauver toutes ces routes abimées qui, si on n’y prend pas garde, risqueraient d’être complètement effacées de la carte géographique de Matadi.

Cela étant, le service de la Voirie urbaine, en manque d’engins, pourra à cet effet solliciter le concours de l’Office des routes pour réhabiliter toutes ces routes, afin de rendre le chef-lieu de la province du Kongo Central coquet comme autrefois.

Par Dieudonné Muaka Dimbi

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