Rose Masala: « Que l’apport de la femme soit pris en compte »
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Par Tantia Sakata
Directrice exécutive nationale de l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM), Rose Masala, occupe cette fonction depuis le mois de mars 2021, à l’issue d’une élection démocratique au sein de cette structure. Dans sa vision, elle prône l’unité pour faire de l’UCOFEM une famille. C’est ainsi qu’elle appelle les membres de cette organisation de pouvoir adhérer à cette vision.
Etant l’une des membres ayant fondé cette association, Mme Rose Masala dit que l’idée de la création de cette organisation a été portée par des jeunes femmes encore étudiantes à l’Institut supérieur des techniques de l’information (ISTI), actuellement IFASIC (Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication.
«Nous avons voulu préserver nos droits, tout en luttant pour les droits des femmes qui œuvrent dans les médias», a-t-elle déclaré.
Les réalités rencontrées, alors qu’elles venaient d’intégrer le monde professionnel, ont poussé ces jeunes femmes à réfléchir sur l’avenir. Ce n’était pas facile, à l’époque, pour elles, d’intégrer tout au début un milieu de travail où il n’y avait que les hommes.
Pour bien faire entendre leur voix, les fondatrices de l’UCOFEM ont unis leur force et partager leur expérience, jusqu’à tenir l’association pendant 25 ans. Ce jubilé d’argent a été célébré au mois de novembre dernier. En 25 ans d’existence, cette ONG des droits des femmes a supporté des difficultés notamment d’ordre financier.
«Vous pouvez, par exemple, avoir les idées mais les moyens ne savent pas suivre. Au finish, c’est la détermination qui compte, parce que quand on sait ce qu’on veut on continue. D’ailleurs, les difficultés élèvent l’homme, lorsqu’on arrive à les franchir.
Au début, nous avons travaillé sans financement, seule la volonté primée en nous, interpellait les membres de penser aux cotisations, parce qu’au début tout se faisait au moyen de cotisation des membres. Une façon aussi d’aider la société quand on pousse les journalistes de respecter la déontologie et l’éthique», a indiqué Mme Masala.
A la question de savoir si elle est satisfaite du travail abattu dans le cadre la promotion du droit des femmes, la Directrice exécutive de l’UCOFEM a affirmé qu’il y a une nette amélioration.
«Je ne peux pas dire non, parce que nous venons de loin. Nous avons créé cette association pour que la voix de la femme soit aussi entendue, que les désidératas de la femme soient connus, que l’apport de la femme dans la société soit pris en compte», a-t-elle rassuré.
Elle a rappelé qu’au début, la télévision a plus employé des téléspeakerines, des femmes qui étaient considérées comme «vitrine» pour l’attraction. Pourtant, poursuit-elle, ces femmes travailleuses étaient déjà à l’ISTI. Il ne fallait pas seulement voir leur aspect physique, mais exploiter plutôt leurs cerveaux.
S’adressant aux personnes ayant une mauvaise perception de l’autonomisation de la femme, la Directrice exécutive de l’UCOFEM a renseigné que plusieurs ménages dans le pays sont pris en charge par des femmes, alors comment ne pas vouloir l’autonomisation de la femme? C’est question d’aider la femme à être utile pour sa famille et pour sa société.
Parcours professionnel
Après l’obtention de son diplôme d’Etat, Mme Masala opte pour le journalisme. Encore étudiante, elle se lance dans le métier en intégrant la rédaction du journal «La Référence Plus», avant de faire un bref passage dans un autre journal de l’époque pour finalement atterrir à la télé Kin Malebo (TKM) grâce à un concours.
«Avec le journalisme, je me sens vraiment dans ma peau. C’est un métier passionnant, il faut vraiment l’aimer», a-t-elle également soutenu.
Surtout que Rose Masala dit pouvoir garder beaucoup de souvenirs en tant que journaliste. Elle a qui suivi des formations au niveau international et national, des rencontres avec les personnes d’autres sociétés et plusieurs voyages à travers le monde. Elle a aussi obtenir plusieurs distinctions dans l’exercice de son travail. S’adressant aux femmes des médias, elle les a demandées de pouvoir aimer ce qu’elles font comme profession.
«Elle doit être assidue, se former davantage, de donner le meilleur de soi, se donner une place dans la société», a-t-elle conclu.







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