Enseignement Supérieur et Universitaire : la réaction du Gouvernement à la menace de grève sèche attendue
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Par Marcel Tshishiku
Les membres du Réseau des associations des professeurs des universités et instituts supérieurs du Congo (RAPUICO) menacent de déclencher une grève sèche à partir du 9 décembre 2024, sur toute l’étendue du territoire national de la République Démocratique du Congo. À l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue la semaine dernière, les associations et syndicats des professeurs membres de cette structure de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) se sont ainsi prononcés afin de manifester leur manque de satisfaction face au non-respect des engagements pris par l’exécutif national pour répondre à leurs revendications.
« En conséquence du délai légal largement observé avec patience et patriotisme en tenant compte du communiqué de presse du ban syndical de l’ESU du 26 novembre 2024, le Réseau des associations des professeurs des universités et instituts du Congo (RAPUICO) a décrété une grève sèche et générale dans tous les établissements publics d’Enseignement Supérieur et Universitaires en RDC à partir du 09 décembre 2024, telle que communément arrêté par toutes les associations syndicales de l’ESU », a déclaré le professeur Jean Denis Likwanzanza, secrétaire de RAPUICO, cité par l’Agence Congolaise de Presse (ACP).
Le RAPUICO, qui a déploré le non-respect par le Gouvernement des accords de Bibwa, a constaté avec regret que rien de concret n’a été fait durant cette période de préavis, en ce qui concerne le démarrage de la Commission permanente de suivi et d’autres engagements pris lors des travaux de la commission paritaire II Gouvernement-ban syndical de l’ESU, sanctionnés par la signature d’un addendum au protocole d’accord de Bibwa, visant l’amélioration des conditions de travail et de salaire du personnel de l’Enseignement Supérieur, Universitaire et Recherche Scientifique.
La ministre de l’ESU, Marie-Thérèse Safi Sombo Ayane, avait salué, lors de la signature de cet addendum, le 14 septembre 2024, l’engagement des délégués syndicaux, qui avaient accepté de travailler en sourdine, aux termes des travaux de la commission paritaire entre les deux parties, lancés le 2 septembre 2024 à Bibwa, dans la commune de N’Sele, à Kinshasa, en attendant une réponse appropriée aux préalables posés par le ban syndical.
Dans l’anonymat, la communauté estudiantine et les tuteurs des étudiants ont émis le vœu de voir le Gouvernement de la République réagir promptement à cette menace de grève. L’enjeu est d’éviter une année blanche ou élastique dans un contexte socioéconomique de la RDC déjà trop précaire. Ils souhaitent que le sous-secteur de l’ESU soit classé parmi les priorités dans le budget de l’État.







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