Type de recherche

Assemblée nationale : Plus de 100 signatures récoltées pour éjecter Kamerhe

A la une La Tempête des Tropiques Nation POLITIQUE

Assemblée nationale : Plus de 100 signatures récoltées pour éjecter Kamerhe

Partager

Par LM

Un groupe de députés nationaux a lancé, il y a quelques jours, une pétition visant le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe Lwa Kanyiginyi Nkingi, qu’ils accusent d’opacité dans la gestion de l’institution parlementaire. À en croire les coulisses du Palais du peuple, plus de 100 signatures auraient déjà été recueillies en faveur de cette initiative qui pourrait conduire à l’éviction de Kamerhe de la présidence de la chambre basse du Parlement.

Les initiateurs de la pétition pointent plusieurs griefs, notamment le manque de transparence, les prises de décisions jugées unilatérales et une gestion parfois qualifiée de « personnalisée » par ses détracteurs. Mais au-delà de ces accusations, cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large. Il est question de recomposer l’Union sacrée de la nation à l’approche des échéances électorales majeures.

Celui qu’on appelle « Le pacificateur » est soupçonné de pactiser avec les ennemis qui ont pris les armes pour déstabiliser la République démocratique du Congo et s’attaquer au régime en place. Thèse que rejettent les partisans de « Mwalimu » qu’ils qualifient de visionnaire et d’incompris. Par ailleurs, Vital Kamerhe fait déjà l’objet de contestations dans les rangs mêmes de la plateforme présidentielle. Récemment, il s’est retrouvé en Afrique du Sud, lieu choisi par l’opposition pro rébellion pour organiser un dialogue entre Congolais, une initiative zappée par Félix Tshisekedi.

Heureusement, au dernier congrès de l’Union sacrée tenue samedi 30 août dernier, contre toute attente, l’homme au chapelet est apparu, suscitant ainsi l’attention de l’auditoire. L’issue de cette bataille politique devrait se clarifier au cours de la session parlementaire de septembre, dont l’ouverture est prévue le 15. Il faut rappeler que Kamerhe, sous Joseph Kabila, a déjà fait l’objet d’une motion de défiance qui lui a coûté le perchoir.