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Moyens-Plateaux de Fizi : des déplacements de populations en continu et résurgence de tensions communautaires

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Moyens-Plateaux de Fizi : des déplacements de populations en continu et résurgence de tensions communautaires

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Par GKM

Près de 3 000 personnes se sont déplacées le 23 janvier dernier vers Lubumba, Makobola, Mboko et Sanza, en zone de santé de Nundu en provenance de villages dans les Moyens-Plateaux de Fizi et se trouvent actuellement au sein de familles d’accueil, révèle l’ONU. Grâce à des dialogues intercommuntaires tenus fin Janvier, un retour timide de populations a été constaté dans les villages Kakuku, Katoke, Murara, Musunga et Tubuki.

En revanche, leurs portées ont été très limitées, car dans les jours suivants, le flux de personnes déplacées a continué jusqu’à atteindre plus de 10 000 personnes le 4 février dernier. Du côté de Bibokoboko centre, la résurgence de violents combats mi-février fait craindre de nouvelles vagues de personnes déplacées, note OCHA.

Le bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies signale qu’une vingtaine de personnes ont perdu la vie lors d’affrontements entre une coalition de groupes armés et militaires congolais. OCHA et les acteurs humanitaires continuent de suivre les évènements et de coordonner la réponse humanitaire, notamment pour les 7 500 personnes déplacées déjà présentes dans les Moyens-Plateaux de Fizi.

Le 8 février, en concertation avec les humanitaires, la MONUSCO a décidé de réinstaller sa base militaire à Bibokobo-centre pour soutenir les efforts des autorités congolaises et protéger les civils.

13 000 personnes en errance

L’Agence onusienne note que 13 000 personnes se sont déplacées après trois jours d’affrontements dans les Moyens-Plateaux d’Uvira. Plus au nord, les Moyens-Plateaux d’Uvira ont été secoués par de violents affrontements du 2 au 5 février entre groupes armés. Lors d’une mission d’évaluation menée par OCHA avec plusieurs partenaires humanitaires, 13 000 personnes déplacées ont été recensées, elles sont arrivées dans les quartiers périphériques de la ville d’Uvira et dans la plaine de la Ruzizi, dans les villages Kawizi et Kiliba.
OCHA continue le plaidoyer et la mobilisation des partenaires pour répondre à cette crise.

Quelques jours plus tôt dans les Hauts-Plateaux voisins, de nouveaux affrontements entre groupes armés dans les groupements de Bijombo et Kigoma ont eu lieu du 27 au 29 janvier dans plusieurs villages. Une partie des habitants, près de 8 000 personnes, s’est déplacée vers la ville d’Uvira et dans la plaine de la Ruzizi, ajoutant une pression supplémentaire au plus de 35 000 personnes déplacées déjà présente dans la plaine, selon la Commission Mouvements de Populations.

Les catastrophes naturelles, autre source de déplacement de populations dans le territoire d’Uvira
Plus d’une centaine de familles se sont retrouvées sans abris suite au débordement des eaux de la rivière Kiliba, dans la zone de santé de la Ruzizi.

Lors d’une visite le 2 février, les équipes de Save the Children ont fait état d’une pluie diluvienne la nuit du 30 au 31 janvier accompagnée d’un vent violent entrainant un débordement des eaux de la rivière Kiliba et emportant une centaine de maisons, une formation sanitaire et une école primaire. Les familles sinistrées ont passé la nuit dans des bâtiments publics et dans des familles d’accueil.

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