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La star algérienne Biyouna est morte à l’âge de 73 ans

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La star algérienne Biyouna est morte à l’âge de 73 ans

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Par YHR

L’artiste multidisciplinaire algérienne Biyouna est morte le mardi 25 novembre à l’hôpital Beni Messous d’Alger, des suites d’un cancer du poumon. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a exprimé  » sa tristesse après la perte d’une des célébrités de la scène culturelle « , saluant la contribution de Biyouna au cinéma algérien.

Actrice, chanteuse, danseuse, comique

Sa dernière apparition au cinéma était dans le film français Le Flic de Belleville (2018) – elle y incarnait Zohra, la mère du personnage d’Omar Sy. Plus récemment, en 2023, elle avait fait une brève apparition à la télévision dans la série Dar Lefchouch, où elle interprétait une psychologue. Depuis son retrait des médias, Public rapporte que sa dernière apparition publique remontait au 21 février 2025, dans une vidéo TikTok où elle souhaitait un bon Ramadan, une prise de parole qui avait beaucoup ému ses fans par sa fragilité apparente.

Née en 1952, à Alger dans le quartier populaire de Belouizdad (ex-Belcourt), Biyouna – de son vrai nom Baya Bouzar – est devenue en quelques décennies l’une des figures les plus familières et les plus aimées d’Algérie. Actrice, chanteuse, danseuse, comique, elle incarnait, depuis les années 1970, une présence populaire unique, reconnaissable entre toutes par son humour frondeur, son parler algérois canaille et son visage expressif.

Enfance pendant la guerre d’indépendance, violences familiales, menaces des intégristes dans les années 1990, et même une tentative de suicide

Très tôt, elle s’est fait remarquer dans les feuilletons algériens, notamment dans Al-Harik de Mustapha Badie, où le rôle de Fatma, voisine chipie et mégère, lui apporte une immense notoriété. Elle avait 19 ans. Refusant le statut de  » star « , elle revendique sa proximité avec le peuple, affirmant  » patauger dans la même boue  » que ceux qui l’aiment, toujours selon le Monde en 2002. Sa trajectoire personnelle est marquée par une grande résilience : enfance pendant la guerre d’indépendance, violences familiales, menaces des intégristes dans les années 1990, et même une tentative de suicide après les inondations meurtrières de Bab-El-Oued en 2001. Pourtant, chaque fois, elle est revenue à la scène, au rire et au public.