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AFC/M23-Kinshasa : Une réunion prévue au Qatar sur le transfert des militaires congolais

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AFC/M23-Kinshasa : Une réunion prévue au Qatar sur le transfert des militaires congolais

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Par Marcel Tshishiku

La question du transfert des militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) pourrait être abordée dans quelques jours, lors d’une réunion prévue sous la médiation du Qatar. La nouvelle a été livrée par Rfi.fr. Selon la source, ces militaires détenus par l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) restent sous la responsabilité de ce groupe armé qui continue de semer la mort et la désolation dans les contrées des provinces congolaises du Nord-Kivu et Sud-Kivu qu’il occupe avec le soutien logistique et militaire du régime sanguinaire de Paul Kagame, Président du Rwanda voisin.

 » Beaucoup (d’entre eux) refusent d’intégrer la branche combattante du mouvement, et représentent aujourd’hui une charge logistique pour le groupe, notamment pour leur prise en charge alimentaire « , affirme la source.

Tergiversation sur les chiffres

Rfi.fr rappelle que c’est depuis un mois que l’AFC/M23 a annoncé la libération d’environ 5 000 militaires des FARDC, ou bien 2 700, selon d’autres sources. Ces militaires devaient être remis à la Croix-Rouge, puis transférés au Gouvernement congolais. Mais, depuis l’annonce, il n’y a plus aucune avancée.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a accepté d’accompagner le processus. L’AFC/M23 a multiplié les pressions, allant jusqu’à accuser Kinshasa de refuser de reprendre ces militaires.

 » Certains officiels de RDC redoutent même une stratégie d’infiltration. Pourquoi insistent-ils ? Agissent-ils de bonne foi ou ont-ils un agenda caché ? « , s’interrogent certaines personnalités proches du Président Félix Tshisekedi, non autrement citées par Rfi.fr.

D’autres responsables, plus nuancés, mais toujours prudents, rappellent qu’il s’agit de prisonniers de guerre, et que la question est sur la table des discussions depuis près de six mois.

Sous l’anonymat, un ministre confie à Rfi.fr qu’il est impératif que tout se fasse dans le respect des procédures.  » Selon nos informations, une programmation existe, mais aucun calendrier d’exécution n’a encore été arrêté. Une source diplomatique souligne que, même en cas d’accord entre les deux parties, des contraintes financières pourraient ralentir le processus « , conclut la source.