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Violences au Kasaï : HRW appelle l’ONU à mener de nouvelles enquêtes

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Violences au Kasaï : HRW appelle l’ONU à mener de nouvelles enquêtes

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Human Rights Watch a exhorté le Conseil des droits de l’homme de l’ONU de renouveler et d’étendre le mandat des experts, pendant au moins un an, pour mener de nouvelles enquêtes sur les Kasaï et au-delà, à des fins de responsabilisation.

« Un mécanisme dédié couvrant le pays dans son ensemble est nécessaire pour garantir la surveillance et l’établissement de rapports auprès du CDH, pour répondre rapidement aux événements dès qu’ils se produisent et pour fournir des recommandations au gouvernement de la RD Congo et à la communauté internationale », a estimé  l’ong Human Rights Watch dans un message publié sur son blog dénommé « RDC en crise ».  En effet, soutient cette organisation, les abus commis en RD Congo et le fort potentiel de nouvelles flambées de violences à grande échelle sur fond de contexte politique incertain requièrent des enquêtes sur les droits humains et un suivi supplémentaires.

« Nous venons d’entendre les récits terrifiants des atrocités perpétrées dans la région du Kasaï en République démocratique du Congo, qui, d’après les conclusions de l’équipe d’experts du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par les forces de sécurité congolaises et par plusieurs milices » note l’organisation américaine. Depuis août 2016, environ 5 000 personnes ont été tuées au Kasaï, et plus de 1,4 million de personnes ont été déplacées, signale HRW.

Mais regrette de constater que seuls quelques suspects de rang subalterne ont été traduits en justice et aucun n’a été jugé responsable pour le meurtre des deux enquêteurs des Nations Unies et la disparition de leurs chauffeurs et de leur interprète congolais en mars 2017.  Les attaques contre les civils se poursuivent au Kasaï et il existe un risque de nouvelle intensification, car les causes sous-jacentes des violences n’ont pas été résolues, s’indigne Human Rights Watch.

Par GKM

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