Rentrée parlementaire sur fond de tensions à l’Union Sacrée
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Par Armando Mananasi
A l’instar du Sénat, les députés nationaux reprennent le chemin du Palais du peuple ce lundi 16 mars 2026 pour la session de mars. Une rentrée qui se fait dans un contexte tendu marqué notamment par des discordances au sein de la Majorité incarnée par l’Union Sacrée de la Nation.
Ces discordances portent notamment sur le projet envisagé de révision de la Constitution. Une annonce qui soulève des vagues au sein de l’Union Sacrée, au risque de fragiliser l’unité dont le pays a tant besoin, surtout en cette période où la RDC fait face à une agression barbare et injuste de la part du Rwanda voisin.
Ces dissensions risquent donc de d’inviter à la session parlementaire de Lars qui s’ouvre ce lundi au Palais du peuple, siège du Parlement.
Une telle situation ne sera pas à l’avantage du pays, au regard de la situation politique que traverse aujourd’hui le pays. Surtout quand on sait que les efforts diplomatiques déployés par le Chef de l’Etat ont permis d’accoucher de l’accord de paix de Washington, grâce aussi à la médiation des
Etats-Unis.
Cette avancée a également donné lieu à des sanctions internationales à l’endroit de quelques dirigeants rwandais et proches du tyran Paul Kagame, alors que le décor se met progressivement en place pour l’application du cessez-le-feu.
Autant d’acquis appelle donc une certaine responsabilité collective dans le chef de ceux qui tiennent aujourd’hui les rênes de l’Union Sacrée.
Pour en venir à la session proprement dite qui s’ouvre ce lundi, la cérémonie solennelle se tiendra dans la salle des Congrès du Palais du Peuple.
Cette session ordinaire s’annonce particulièrement dense avec près de 80 initiatives législatives déjà inscrites à l’ordre du jour, témoignant d’une volonté d’accélérer la production de normes nationales.
Parmi les dossiers prioritaires, les députés sont appelés à examiner la loi sur la reddition des comptes ainsi que le projet de loi portant modification de la loi électorale, une réforme initiée par le sénateur Norbert Basengezi.
Sur le front diplomatique, la chambre basse aura aussi à se prononcer sur la ratification des » accords de Washington « , incluant l’accord de paix avec le Rwanda et l’accord stratégique avec les États-Unis signés sous l’égide de l’administration Trump.
Contrôle parlementaire et auditions citoyennes
Le volet de l’évaluation de l’action publique occupera également une place de choix au cours de cette session. Le gouvernement et les institutions d’appui à la démocratie seront scrutés de près. À cet effet, des auditions sont attendues pour la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), ainsi que la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).
Pendant ce temps, le climat politique s’annonce tendu au sein de l’hémicycle. Une motion de défiance viserait même le ministre des Sports, Didier Budimbu, marquant le début d’une série d’exercices de redevabilité. Entre réformes électorales, enjeux diplomatiques et sanctions politiques potentielles, les élus nationaux entament donc une session décisive pour l’équilibre des institutions.






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