Type de recherche

Naufrage à Ilebo au Kasaï : les sauveteurs perdent l’espoir

La Tempête des Tropiques Province SOCIETE

Naufrage à Ilebo au Kasaï : les sauveteurs perdent l’espoir

Partager

Par Marcel Tshishiku

Dans le centre de la République Démocratique du Congo, les recherches se poursuivent après le naufrage d’une baleinière à la jonction des rivières Kasaï et Sankuru, dans le territoire d’Ilebo. Le bilan provisoire délivré vendredi 3 juillet par les autorités fait état d’au moins 20 morts, de 80 rescapés et de plus d’une centaine de personnes toujours portées disparues.

Les recherches se poursuivent à bord des pirogues motorisées pour tenter de retrouver les nombreux disparus. Pour un responsable de la Croix-Rouge dans la région, les chances sont maigres.

Les secours continuaient de sillonner les berges samedi après-midi 4 juillet à la recherche d’éventuels survivants ou des corps sans vie.
Selon l’administrateur du territoire d’Ilebo, François Kabula, plus de 200 personnes avaient pris place à bord de cette baleinière qui reliait le port Kalina à Ilebo, dans la province du Sankuru. Parmi les passagers figuraient de nombreux élèves rentrant chez eux après les épreuves de l’Examen d’État.

D’après plusieurs sources locales et officielles, l’embarcation aurait quitté le port de nuit pour échapper aux contrôles de sécurité, malgré une surcharge importante en passagers et en marchandises.

À la jonction des rivières Kasaï et Sankuru, la baleinière s’est brisée avant de sombrer. 80 personnes ont pu être sauvées grâce à l’intervention de pêcheurs présents à proximité.
Ce drame est en tout cas parmi les plus meurtriers depuis le début de l’année. Il relance les critiques contre les conditions du transport.

La société civile d’Ilebo dénonce la recherche du profit au détriment de la sécurité des passagers et réclame des sanctions contre les armateurs, des contrôles plus stricts même de nuit et le port obligatoire de gilets de sauvetage.

Les chiffres détenus par les services d’immigration sont de très loin inférieurs aux chiffres réels des personnes embarquées. Comment les services d’immigration peuvent présenter un manifeste avec 30 passagers alors qu’il y a déjà 80 rescapés ?