Processus de paix en RDC : F. Tshisekedi et P. Kagame reçus par l’Emir du Qatar
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Par DMK
Le 2ème Sommet mondial pour le développement social tenu au Qatar a été également l’occasion, pour Doha, de tenter de faire avancer les négociations entamées, sous sa médiation, entre le Gouvernement de la République Démocratique du Congo et les rebelles de l’AFC/M M23 qui occupent une partie de l’Est de la RDC avec le soutien militaire du Rwanda voisin.
C’est dans ce cadre que l’Emir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, s’est entretenu, tour à tour, avec les Présidents Félix Antoine Tshisekedi de la RDC, Paul Kagame du Rwanda, et William Ruto du Kenya, le mardi 4 novembre 2025, à Doha, en marge du Sommet mondial de l’ONU sur le développement social.
Le conflit entre Kinshasa et Kigali et la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC a été au centre de ces échanges au sommet. Le Qatar continue à faire pression sur les différents protagonistes impliqués directement ou indirectement dans cette crise, en vue d’arracher un accord de paix entre le Gouvernement de la RDC et les rebelles de l’AFC/M23.
Divergences
Les échanges entre l’Emir du Qatar et les trois dirigeants de la sous-région interviennent alors que les négociations entamées dans la capitale qatarie sont dans l’impasse. Pour preuve, jusque hier mercredi, les discussions n’avaient toujours pas repris, alors que les délégués des deux parties sont présents à Doha.
A en croire certaines sources, les divergences porteraient sur le principe de la restauration de l’autorité de l’État. Une question difficile à résoudre, quand on sait que les rebelles, soutenus par le Rwanda, se plaisent à renforcer leur administration dans les villes et localités qu’ils occupent à l’Est de la RDC.
Pour Kinshasa, qui continue de présenter les rebelles de l’AFC/M23 comme des supplétifs de l’armée rwandaise opérant sur le sol congolais, le refus de ces derniers de se retirer des villes qu’ils occupent et les actes qu’ils y posent dénotent de la volonté de Kigali de balkaniser la RDC, en s’emparant d’une partie de son territoire par la force.
Victoire de la diplomatie
Malgré ces écueils et bien d’autres encore, les dirigeants qataris continuent de croire que la diplomatie finira par avoir gain de cause. Une conviction que partagent aussi les Etats-Unis.
En dépit de l’impasse observée à Doha, l’Administration Trump entend également user de son influence, pour amener Kinshasa et l’AFC/M23 à conclure un accord de paix d’ici la fin du mois de novembre en cours, et à le faire respecter sur terrain.
Une telle avancée pourrait également ouvrir la voie à un accord économique régional entre Kinshasa et Kigali. Mais, cette éventualité n’est envisageable qu’après la signature d’un accord de paix entre le Gouvernement congolais et les rebelles qui occupent une partie des provinces du Nord et Sud-Kivu.






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