Georges Michael, est mort
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Il a succombé à une crise cardiaque chez lui. Une autopsie doit être pratiquée
Le chanteur britannique s’est éteint dimanche dans sa maison de Goring, dans l’Oxfordshire, à l’ouest de Londres, à l’âge de 53 ans. Selon les premières informations ayant filtré, la star aurait fait une crise cardiaque. Si les autorités ont expliqués qu’à première il serait mort de causes naturelles, une autopsie devrait être effectuée pour connaitre les raisons de son décès.
Ancien du duo Wham!, il avait connu l’un de ses premiers succès en 1984 avec un single intitulé « Last Christmas ». L’artiste avait ensuite eu une fulgurante carrière en solo.
Né Georgios Kyriacos Panayiotou à East Finchley, dans le nord de Londres, d’un père (restaurateur) chypriote et d’une mère (danseuse) britannique, le jeune homme se rebaptise George Michael quand il fonde ses premiers groupes avec un camarade du secondaire, Andrew Ridgeley. Les garçons s’essaient d’abord au ska, avec The Executive, avant de former, en 1981, un duo du nom de Wham!, exploitant une veine disco-pop mâtinée d’influences soul façon Motown.
Carrière solo
Dans une Grande-Bretagne, marquée par la noirceur post-punk, Wham! symbolise une jeunesse cherchant à s’échapper dans des danses plus colorées. Rapidement, le tandem devient l’un des groupes les plus populaires du pays grâce à notamment au titre « Wake Me up Before You Go-Go », en 1984. Incarnation du groupe pouradolescentes, le duo ne prend pas moins des positions publiques très anti-Thatcher.
Vocaliste à la puissance caressante, Michael commence sa carrière solo avant même la fin de Wham!, quand il publie – sous son nom en 1984 –, une ballade, « Careless Whisper », dont le saxophone langoureusement plaintif séduira les charts du monde entier.
Après un dernier gros tube, « Everything She Wants », et un troisième album, Music from the Edge of Heaven, le tandem se sépare en 1986, laissant la place pour George Michael à des sonorités de plus en soul, funk et même R’n’B, révolutionné par les syncopes de Prince.
Ce dernier sera d’ailleurs l’influence majeure d’un premier album, Faith (1987), porté par des succès « Father Figure », « Faith », « Kissing a Fool ».
Vendu à ce jour à près de 25 millions d’exemplaires, ce premier album n’empêche pas le Britannique d’être mal à l’aise avec son statut de star et son image d’homme à femmes. En 1990, il tente de changer cette perception avec un deuxième album, Listen without Prejudice, vol. 1, cherchant à l’imposer comme un artiste plus adulte, plus introspectif, mais aussi plus engagé (Praying for Time).
Dans la foulée, l’artiste refuse de répondre aux interviews et d’apparaître dans ses clips (dans celui de « Freedom !’90 », il envoie à sa place les plus célèbres mannequins de l’époque : Naomi Campbell, Linda Evangelista, Christy Turlington, Cindy Crawford…
Atteinte à la pudeur
Malgré ces contrariétés, celui qui, dans sa jeunesse, faisait la manche dans le métro en interprétant des chansons de Queen, triomphe dans le stade de Wembley, le 20 avril 1992, lors du concert hommage au chanteur du groupe, Freddie Mercury, mort du sida le 24 novembre 1991.
Grave et sérieux, un troisième album, Older, présenté comme celui de la maturité, sort chez Virgin, en 1996. Alors qu’il renoue avec le succès international, George Michael est arrêté pour atteinte à la pudeur dans les toilettes publiques d’un parc de Beverly Hills, piégé par un policier en civil. Cette mésaventure le force à rendre publique son homosexualité.
En 1999, un disque de reprises, Songs From the Last Century, ne le remet pas vraiment en selle. Pas plus que la chanson « Shoot the Dog », lancée en juillet 2002, dans lequel l’Anglo-Chypriote attaque la façon dont Tony Blair et George Bush justifient l’intervention en Irak.
Après avoir arrêté la scène pendant près de quinze ans (« J’ai toujours eu l’impression que ce grand cirque menaçait ma santé mentale »), George Michael repart en tournée de 2006 à 2008, à la faveur d’un best of intitulé Twenty Five.
Ce retour triomphal conforte sa place dans le classement des musiciens les plus riches du Royaume-Uni. Sans empêcher d’autres ennuis avec la justice, liés à son usage dediverses drogues.
En 2011, il se lance dans une nouvelle tournée, accompagné cette fois d’un orchestre symphonique. Le 26 novembre 2011, il annule son concert londonien du Royal Albert Hall, suite à une pneumonie qui lui vaut un mois d’hôpital.
Un album live – son premier – Symphonica, produit par Phil Ramone, a témoigné, en 2014, de cette dernière tournée. Récemment, George Michael avait annoncé la sortie, pour 2017, d’un nouvel album.
Par Yves Mitondo





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