Sud-Kivu: des pillards aux arrêts !
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Par DMK
Alors qu’une accalmie semble s’observer au front du Sud-Kivu où l’armée nationale et ses alliés affrontent les combattants du M23 soutenus par le Rwanda, une radio périphérique fait état de l’arrestation des dizaines de militaires et d’éléments d’autodéfense dits » Wazalendo « . Ces derniers, selon la source, sont accusés d’avoir commis des assassinats et des pillages dans certains villages du territoire de Kabare et dans la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu.
Selon la société civile locale citée par cette source, au moins neuf personnes auraient été tuées à Miti et Kavumu vendredi soir, alors que des scènes de pillages étaient signalés dans plusieurs villages de Katana jusqu’à Nyangezi.
Les militaires et combattants identifiés comme auteurs de ces pillages ont été interpellés et conduits directement à la prison centrale de Bukavu en attendant un procès public prévu à la cour militaire.
Le gouverneur du Sud-Kivu a émis le vœu de voir ce procès se tenir en audience foraine, afin que ces prévenus soient jugés sur les lieux des faits.
Tolérance zéro
A en croire le gouverneur du Sud-Kivu, l’enquête ouverte indique qu’il s’agirait d’éléments qui revenaient du front où ont lieu les combats contre les rebelles du M23, soutenus par l’armée rwandaise.
Le major Nestor Mavudisa, porte-parole de la troisième zone de défense, appelle au calme et promet une tolérance zéro contre ceux qui » ternissent l’image de l’armée » congolaise. Selon lui, l’armée organise » des audiences publiques afin que ceux qui sont déjà arrêtés puissent servir d’exemple pour les autres ».
» Le lieutenant général Pacifique Masunzu a appris avec la plus grande consternation les actes d’indiscipline commis par nos militaires d’une unité en provenance du front qui ont posé des actes barbares au mépris de notre population que nous sommes censés protéger. Ils sont appréhendés et doivent être jugés publiquement et sanctionnés pour qu’ils puissent servir d’exemple. L’indiscipline n’a plus de place dans les forces armées de la République démocratique du Congo. Ceux qui vont marcher à l’encontre, où qu’ils soient, seront tous sanctionnés et déférés devant la justice. La discipline est la mère des armées et sans la discipline, nous n’aurons pas une armée. «
La société civile, notamment la Lucha, se félicite pour ces interpellations rapides, et s’indigne de voir que ceux qui sont censés protéger la population tirent sur celle-ci.
Pendant ce temps, le Sommet conjoint EAC – SADC tenu le samedi 8 février, en Tanzanie, a appelé à un cessez-le-feu. Selon les conclusions de ces travaux, les chefs des forces de défense des deux organisations doivent se réunir dans les cinq jours pour réfléchir sur la mise en œuvre du cessez-le-feu.






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