Type de recherche

Crise humanitaire en RDC : le PAM a besoin de 397 millions USD pour assister les victimes

La Tempête des Tropiques Province SOCIETE

Crise humanitaire en RDC : le PAM a besoin de 397 millions USD pour assister les victimes

Partager

Par Marcel Tshishiku

Un rapport du Programme Alimentaire mondial (PAM) consulté et relayé lundi 17 février par DosEco.Cd indique que cette agence du Système des Nations Unies a besoin de 397 millions USD pour fournir l’assistance nécessaire à toutes les personnes frappées par la crise humanitaire en République Démocratique du Congo, au cours des six prochains mois. La source précise que le PAM a temporairement interrompu ses opérations dans les zones de première ligne, mais il pré-positionne des ressources en vue d’une reprise rapide, lorsque les conditions redeviendront favorables. Ce Programme maintient ainsi le personnel essentiel sur place pour ce faire.

Plus de 700 000 personnes déplacées enregistrées

Selon le rapport, au moins 700 000 personnes déplacées sont enregistrées dans la partie Est de la RD Congo depuis l’occupation de la ville de Goma par les terroristes du Mouvement du 23 Mars (M23), appuyés par le Rwanda. Les camps de personnes déplacées ont été évacués, détruits ou abandonnés, laissant des milliers de personnes sans abri et augmentant les besoins humanitaires.  » La situation humanitaire dans l’Est de la RDC continue de s’aggraver en raison de l’escalade de la violence.

Les affrontements violents entre le M23 et les Forces armées congolaises (FARDC) ont entraîné des déplacements massifs de population, la destruction des camps de personnes déplacées et une aggravation de la crise de la sécurité alimentaire. L’insécurité persistante a également déclenché des troubles civils, des pillages et une perturbation des chaînes d’approvisionnement en aide humanitaire.

L’accès limité à la nourriture, les prix élevés du marché et l’épuisement des stocks alimentaires exacerbent la faim. Plus de 3 millions de personnes ont été déplacées rien qu’en 2024, ce qui a entraîné une crise alimentaire et de protection sans précédent. La crise accroît le risque d’épidémies, notamment de Mpox (90 % des cas dans le monde), de choléra, de rougeole et de paludisme « , peut-on lire dans le rapport.

Le PAM travaille en étroite collaboration avec les agences des Nations Unies, les ONG et les partenaires gouvernementaux pour répondre aux besoins immédiats et se préparer à une éventuelle intervention à grande échelle.