Face au bandistisme urbain, aux embouteillages monstres, et à l’insalubrité : Alexis Mutanda plaide pour un plan d’urgences pour sauver Kinshasa
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Par Thony Kambila
Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, offre une image infernale marqué notamment par le banditisme urbain(Kuluna), des embouteillages monstres, une insalubrité criante et révoltante, des routes délabrées, l’incivisme, et tant d’autres maux. Cette situation menace au quotidien la sécurité, la santé et la mobilisation de la population. Au cours d’un entretien avec la presse kinoise , mardi dernier, le député national honoraire Alexis Mutanda a fustigé tous ces fléaux, tout en invitant les autorités urbaines à se mettre d’accord sur un plan urgent d’actions à mener, afin de rédorer l’image ternie de la capitale.
Concernant l’insalubrité, l’honorable Alexis Mutanda pense qu’il s’agit d’un problème persistant causé par l’urbanisation rapide et désordonnée (croissance non contrôlée de la ville qui aggrave les problèmes d’assainissement et de l’environnement), le manque d’infrastructures pour la collecte et le traitement des déchets, et une mauvaise gestion des ordures. A cela s’ajoutent les mauvaisehabitudes des Kinois, menant à des décharges à ciel ouvert et à des risques sanitaires graves comme le choléra et la typhoide.
«A Kinshasa il y a surtout un problème d’hommes parmi les gouvernants. Ceux-ci devraient d’abord se mettre d’accord sur un plan d’actions urgent. Et pour le faire, cela doit être précédé de l’étude de toute la situation, pour savoir quels sont les problèmes qui se posent et de quelle manière on peut les redoudre. Une fois qu’on a un tel plan d’action, il ne restera plus qu’à trouver les moyens», a fait savoir l’ancien Secrétaire Général de l’UDPS.
Emboutellages: un casse-tête quotidien pour la population
Depuis quelques années, la ville de Kinshasa fait quotidiennement face à des embouteillages monstres qui rendent la circulation des Kinoises et Kinois très difficile sur les artères principales. Cette situation prend de l’ampleur au fil des jours, au point que plusieurs habitants, kinois n’ont d’autre choix que de parcourir de longs trajets à pied pour rejoindre leurs lieux de service ou regagner leurs domiciles.
«c’est un problème très copmlexe qui a ses origines dans certains domaines que nous connaissons bien mais auxquels nous ne faisons pas attention. Quand vous prenez la densité de la population aujourd’hui à Kinshasa, on peut voir facilement que la courbe est très verticale concernant le nombre des Kinois durant les 20 dernières années». L’ingénieur Alexis Mutanda se demande si cette dimension a déjà été prise en compte par les autorités qui se sont déjà succédées à la tête de la ville province de Kinshasa.
«Gouverner c’est prevoir», a-t-il rappelé en ajoutant que tous les compatriotes qui ont fui l’insécurité à l’Est du pays, et ceux qui ont quitté le Kasai suite au phénomène Kamwina Nsapu; ainsi que ceux qui ont fui le Mai-Ndombe à cause du phénomème Mobondo, ont trouvé refuge ici à Kinshasa.
Renforcement les effectifs policiers et les moyens logistiques
Planchant sur le banditisme urbain appelé ‘phénomène kuluna’, l’ingéngieur civile Alexis Mutanda lie cela d’abord au chômage des jeunes qui n’ont pas du travail et qui deversent leur colère sur les paisibles citoyens qu’ils croisent sur leur chemin.
«Cette situation nous inquiète davantage parce que cette jeunesse abandonnée doit servir le pays dans différents domaines, pour faire avancer le programme du Gouvernement. Mais lorsque ces jeunes sont délaissés, ils versent pour la plupart dans le banditisme », a encore fait remarquer l’’honorable Mutanda. Il a également attribué au chômage le fait qu’on puisse trouver des petits marchés partout et même le sol dans toutes les communes de la capitale. Selon lui, les gens se voient dans l’obligation de faire cela parce qu’ils ne vivent que de ces petits commerces.
Face à cette situation préoccupante, l’ancien Secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social(UDPS) exhorte les autorités de la ville à renforcer vite les effectifs policiers et les moyens logistiques dans les zones vulnérables concernées ainsi que la permutation des responsables des sous-commissariats. Il préconise aussi la mise en place effective des patrouilles nocturnes mixtes, associant forces de l’ordre et structures communautaires, et l’intensification des opérations initiées pour la sécurité, en vue d’une riposte proactive et coordonnée.
«Il faut une police capable d’imposer la discipline et sans chercher à rançonner les conducteurs des véhicules, il faut aussi une bonne régulation des embouteillages à travers aussi des feux de signalisation, tout en misant également sur la conscience des conducteurs de véhicules », a conclu Alexis Mutanda, tout en invitant les autorités compétentes à apporter rapidement des réponses à tous ces défis.







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