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Pour simplifier les systèmes de contrôle aux frontières : Kinshasa et Lusaka tiennent aux postes frontaliers à arrêt unique

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Pour simplifier les systèmes de contrôle aux frontières : Kinshasa et Lusaka tiennent aux postes frontaliers à arrêt unique

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Par Marcel Tshishiku

La République Démocratique du Congo et la Zambie ont insisté sur leurs engagements à renforcer leur coopération commerciale régionale en signant un accord bilatéral pour la construction et l’opérationnalisation de postes transfrontaliers à arrêt unique (One Stop Border Posts–OSBP).

Les deux Etats ont concrétisé cette ambition le jeudi 4 décembre à Lusaka, à travers le Ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et son homologue zambien du Commerce et de l’Industrie, Chipoka Mulenga. C’était en marge de la 46e réunion du Conseil des Ministres du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA). L’accord concerne spécifiquement les postes frontaliers de Kasumbalesa, Kambimba, Sakanya, Kipushi et Mokambo, des points stratégiques pour les échanges commerciaux entre les deux pays et, plus largement, au sein de la sous-région.

Selon le service de communication du ministère congolais du Commerce extérieur cité par Zoom-eco.net, la mise en place de ces postes transfrontaliers à arrêt unique vise à simplifier les systèmes de contrôle aux frontières, en permettant aux services des deux pays d’effectuer conjointement les formalités douanières, migratoires et sanitaires au même endroit.

Cette réforme devrait contribuer à la réduction des coûts logistiques, à la diminution des délais de passage et à une plus grande fluidité des échanges de marchandises. Elle s’inscrit dans les objectifs de facilitation du commerce prônés par le COMESA et par d’autres cadres régionaux d’intégration économique.

Avantages pour la RDC

Pour la RDC, l’opérationnalisation de ces infrastructures frontalières modernes est perçue comme un levier important pour renforcer la compétitivité des produits « Made in DRC » sur les marchés régionaux. Les autorités congolaises estiment que l’amélioration des procédures frontalières favorisera les exportations, en particulier pour les opérateurs économiques confrontés jusque-là à des lenteurs administratives et à des coûts élevés.

Cet accord s’inscrit également dans une dynamique plus large de modernisation des corridors commerciaux reliant la RDC à ses pays voisins, en cohérence avec les engagements régionaux pris dans le cadre du COMESA. La prochaine étape consistera à définir les modalités techniques, financières et opérationnelles de mise en œuvre du projet, afin de rendre effectifs ces postes transfrontaliers à arrêt unique dans les meilleurs délais.