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Prisonniers politiques, d’opinion ou assimilés, en détention en RDC : La VSV publie une liste de 135 personnes à libérer

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Prisonniers politiques, d’opinion ou assimilés, en détention en RDC : La VSV publie une liste de 135 personnes à libérer

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Transmis déjà au Chef de l’État, le répertoire de cette ONGDH est établi selon les catégories

« La libération des prisonniers s’impose pour cimenter la réconciliation nationale », a déclaré Rostin Manketa, Directeur exécutif de la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’homme (VSV), une organisation de droit congolais de défense et de promotion des droits humains.

Forte de cette conviction, la VSV a rendu publique, dans un document, la liste de 135 prisonniers politiques à libérer, selon la promesse faite par le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, lors de la présentation de son programme d’urgence de ses 100 jours à la tête du pays.  La VSV a reparti ces prisonniers selon les cas, comme les groupes des condamnés dans l’affaire de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, les proches et militaires de Jean–Pierre Bemba…

D’après le Directeur exécutif de la VSV, cette liste des prisonniers politiques a été transmise au chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et constituera pour lui un répertoire en vue de la libération de ces Congolais qui continuent à souffrir dans les milieux carcéraux de la RDC.

Pour le groupe des condamnés dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien président Laurent-Désiré Kabila le 16 janvier 2001, il y a dans ce dossier 30 personnes qui sont détenues à la Prison centrale de Makala dont le colonel Eddy Kapend,  Itongwa Ngirinda, Georges Leta Mangasa, Nono Lutula, Yav Ditend.

Les adeptes du prophète Joseph Mukungubila attendent aussi la libération

Dans son document, la VSV a fait allusion aux adeptes du prophète Joseph Mukungubila du ministère pour la Restauration de l’Afrique Noire, condamnés à des peines allant de sept à quinze ans de servitude pénale principale dont certains sont en détention à la prison militaire de Ndolo et à Kasapa à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Parmi les proches de Mukungubila, il faut citer entre autres Omer Mobango, Dr Pierre Feruzi Opondo.

La structure a fait le point sur les partisans de Bundu dia Mayala qui sont au nombre de 35 en détention dont une partie à la Prison centrale de Matadi et d’autres à la prison militaire de Ndolo.  L’organisation a cité les prisonniers ayant bénéficié de l’amnistie depuis 2014 mais qui demeurent en détention jusqu’à ce jour. Les cas de Tsimba Phanzu, Ngemba Mawete, Me Chokwe Cembo en détention préventive sans jugement à la Prison centrale de Makala et dont l’état de santé s’est détérioré. Pourtant, il a été évacué dans un état comateux dans une polyclinique à Kinshasa depuis début février 2019, constate avec regret la VSV qui signale que Me Chokwe Cembo est détenu sans être inculpé et sans jugement.

L’organisation de défense des droits de l’homme signale aussi le cas de prisonniers politiques, d’opinion ou assimilés dont trois cas emblématiques que sont Eugène Diomi Ndongala, Franck Diongo, Me Firmin Yangambi.  L’association a plaidé aussi pour le cas des exilés politiques qui doivent rentrer au pays pour contribuer à la reconstruction nationale comme Moïse Katumbi, Francis Kalombo, Antipas Mbusa Nyamuisi.

La structure fondée par feu Floribert Chebeya a fait aussi état dans son document du groupe des personnes poursuivies pour tentative d’organisation d’un mouvement insurrectionnel enregistré sous RMP 7017/187/MOP du 08/06 /2012  à l’Auditorat Général des FARDC et sous RMP 3224/18/LBK à l’Auditorat Supérieur militaire de Kinshasa/Gombe dont le nombre est estimé à 9 personnes.

17 proches éléments proches de Jean–Pierre Bemba

 Dans ce lot des prisonniers à libérer, la VSV a signalé aussi le cas de 17 proches et militaires de Jean –Pierre Bemba bénéficiaires de l’amnistie depuis 2014 mais qui sont toujours en détention à la prison centrale de Makala. Il s’agit entre autres de Laurent Ikonzi Ekobi, Hériter Gwali Kengebali.

Il y a aussi  un  compagnon d’Honoré Ngbanda qui est en détention à la prison militaire de Ndolo. Il s’agit  du professeur Jimmy Ambumba Linganga, arrêté depuis le 30 juillet 2014 à Kinshasa.  La VSV fait part dans son document d’autres détenus politiques, d’opinion ou assimilés, au nombre de cinq dont 4 sont incarcérés à la prison militaire de Ndolo et un vit en exil au Congo d’en face.

 Dans une autre catégorie, l’association a cité entre autres le cas du Colonel John Tshibangu, déserteur des Fardc et dirigeant d’un mouvement insurrectionnel accusé de renverser le pouvoir de Joseph Kabila et d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Il y a également Freddy Libeba Baongoli Niamapati, accusé d’insurrection et de tentative de  renversement des institutions détenu à l’ANR puis à la DEMIAP qui, depuis janvier 2018 est sans jugement.

20 activistes membres d’une ONG de Bukavu croupissent à Makala

La VSV a évoqué aussi le dossier  de 20 prisonniers membres de l’ONG Abandonned Rescue International (ARI)/Sud-Kivu qui sont en détention à la prison centrale de Makala à savoir Heshima Samuel Mujombe, Bertin Chikonza Namegabe, Claude Tshimanga, Césaire Zawadi Kaweke. Selon la VSV, ces membres de l’ARI arrêtés depuis le 7 mars 2017  sont en détention préventive, sans jugement.

L’ONG Abandonned Rescue International étant spécialisé dans le secteur de scolarité et des logements, ces membres qui sont aux arrêts sont soupçonnés selon VSV d’appartenir au groupe insurrectionnel M23. Ils ont été arrêtés à Bukavu  en pleine réunion de planification des activités  de leur ONG qui s’occupe aussi des veuves et des orphelins.
Rostin Manketa regrette de voir que la promesse faite par le président de la République en rapport avec la libération des prisonniers  politiques n’a pas été effective et accuse l’ancien président Joseph Kabila d’être à la base de ce raté.

Pas d’impunité pour les crimes avérés

 De l’autre coté, la VSV met en garde contre la libération des auteurs de crimes avérés.   C’est le cas  des assassins de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana ainsi que ceux  des journalistes et autres défenseurs des droits de l’homme.
Pour la VSV, il faut que la justice soit rendue  aux victimes des violations graves des droits de l’homme et il ne faut pas que les auteurs de ces violations puissent bénéficier de l’impunité.

Par GKM

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