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Prorogation de l’état de l’urgence sanitaire : Controverse autour de l’ordre du jour de la plénière convoquée

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Prorogation de l’état de l’urgence sanitaire : Controverse autour de l’ordre du jour de la plénière convoquée

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Face à cette situation, des voix s’élèvent parmi les Députés et Sénateurs du FCC pour demander la tenue d’ une réunion de clarification avec  CACH, afin de dissiper le climat de méfiance qui semble s’installer au sein de la coalition au pouvoir
Par DMK

A quelques heures de l’expiration de l’état d’urgence sanitaire décrété le 23 mars dernier par le Chef de l’Etat, les violons semblent loin de s’accorder  entre les Députés nationaux et Sénateurs du Front Commun pour le Congo(FCC) et ceux de Cap pour le Changement (CACH), concernant  l’ordre du jour de la plénière que les deux chambres du Parlement doivent tenir pour officialiser la prorogation dudit état d’urgence sanitaire.

En effet, en dépit du fait que les deux plates-formes (FCC et CACH)  constituent la Coalition au pouvoir, au terme  des élections présidentielle et législatives tenues le 30 décembre 2018 et ayant consacré la victoire de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo (candidat du CACH)  à la magistrature suprême et donné au FCC la majorité de sièges aux deux Chambres du Parlement, une divergence de vues se dégage parmi les élus des deux camps .

Coalition au pouvoir fragilisée

Pour  les Députés et Sénateurs membres du CACH,  l’ordre du jour  de cette plénière doit porter uniquement sur l’état d’urgence.  Avis que ne partagent pas  les élus du FCC, qui affirment, quant à eux, que la situation exceptionnelle engendrée par la pandémie de Coronavirus (Covid-19)  ne doit pas empêcher le fonctionnement normal du Parlement,  au regard des prérogatives que la Constitution reconnaît à cette institution.
Cette nouvelle crise, qui fragilise la coalition au pouvoir, a été sans douté évoquée par Félix Tshisekedi et Joseph Kabila au cours de l’entretien que le Président de la République a eu mardi dernier avec son prédécesseur et autorité morale du FCC. Surtout quand on sait que la plate-forme politique dirigée par l’ancien Président de la République a l’avantage de détenir la majorité de sièges à l’Assemblée Nationale et à la Chambre haute du Parlement (Sénat).

Aplanir certaines divergences de vue

Ce n’est pas la première fois que les deux responsables de CACH et FCC se retrouvent autour d’une même table pour parler de certains sujets d’intérêt national, dans le but d’aplanir certaines divergences de vue. C’est probablement à  cet exercice que Fatshi et JKK se sont livrés mardi dernier.

Dans un passé récent, les deux personnalités ont eu à peser également de leur poids au sein de leurs familles politiques respectives, pour sauver l’harmonie qui doit régner au sein de la coalition au pouvoir  dans l’intérêt de la Nation. Les tiraillements observés ces derniers jours interviennent alors que les deux composantes de la coalition au pouvoir venaient d’interpréter différemment  l’Ordonnance par laquelle le Président de la République a décrété l’état d’urgence  sanitaire face à la pandémie de Covid-19.

Pour Alexis Thambwe Mwamba, président du Sénat et cadre du FCC, certaines « corrections » devraient être apportées à cette Ordonnance à la travers la convocation d’un Congrès. Analyse catégoriquement rejetée par Jean-Marc Kabund, président national a.i de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et 1er Vice-président du Bureau de l’Assemblée Nationale, qui a vu derrière la démarche d’Alexis Thambwe Mwamba une volonté de vouloir nuire aux actions du Chef de l’Etat

Heureusement, l’Arrêt rendu à ce sujet par la Cour Constitutionnelle a donné raison au Chef de l’Etat, mettant ainsi un terme à ce débat qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Après cet épisode, des voix s’élèvent à nouveau parmi les députés et sénateurs du FCC, pour condamner ce qu’ils considèrent comme la « limitation » de matières à traiter par le Parlement, à l’occasion de la demande d’autorisation de prorogation de l’état d’urgence sollicitée par le Chef de l’Etat.

« Restreindre les prérogatives constitutionnelles du Parlement est un acte grave »

Dans une tribune libre signée par le député national FCC François Nzekuye, Secrétaire national du PPRD, celui-ci fait remarquer que « restreindre les prérogatives constitutionnelles du Parlement est un acte grave ». Aussi conseille-t-il au numéro un rd congolais  de ne pas emprunter ce sentier qui, selon lui, risque de conduire à des dérives dictatoriales.

Cet élu FCC dit par ailleurs craindre que certains mandataires publics de mauvaise foi profitent de l’absence de contrôles parlementaires pour abuser de leurs pouvoirs et détourner des deniers publics ! Comme on le voit, les démons de la division continuent à  hanter le navire  CACH–FCC.

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